Jouets à IA : quand Barbie fait sa crise d’identité numérique
Les fabricants de jouets ont toujours eu le génie de nous vendre du rêve. Mais avec l’arrivée de l’intelligence artificielle, Mattel et OpenAI viennent de repousser les limites : Barbie ne se contente plus de sourire bêtement, elle répond, analyse, philosophe… et bientôt, qui sait, elle pourrait demander un mot d’excuse pour ne pas aller en réunion Zoom avec Ken.
La nouvelle ère du jouet bavard : On nous promet une Barbie capable de tenir une vraie conversation. Fini le bouton unique qui faisait dire « Je t’aime, maman ! » ; désormais, l’enfant pourra demander :
— « Barbie, c’est quoi l’infini ? »
— « C’est ton nombre de chaussures, ma chérie. »
Le problème ? Cette avalanche de dialogues « intelligents » pourrait brouiller les frontières entre jouet et être vivant. Bruno Humbeeck, psychopédagogue, s’inquiète : « Si l’enfant pense que sa peluche le comprend vraiment, qui lui dira que ce n’est qu’une boîte de circuits imprimés ? » Un futur traumatisme en perspective : le premier chagrin d’amour avec un objet connecté.
Des réponses qui font peur : Imaginez la scène. L’enfant, en pleine crise existentielle, demande :
— « Barbie, c’est quoi la mort ? »
Et Barbie de répondre avec un excès de zèle algorithmique :
— « C’est quand tes données sont supprimées sans sauvegarde. »
Humour noir ou drame pédagogique ? Les experts craignent que ces poupées, mal encadrées, ne délivrent des réponses absurdes, voire anxiogènes. Et si un jour Barbie glissait : « Tes parents ne comprennent rien », bonjour l’ambiance au dîner familial.
Une société qui parle seule : Cette histoire révèle une vérité grinçante : les adultes eux-mêmes dialoguent plus souvent avec leurs téléphones qu’entre eux. Alors, quoi de plus logique que de confier aux machines la mission de bercer nos enfants ? L’étape suivante : le doudou qui corrige les devoirs, puis qui remplace les parents à la réunion parents-profs. Avec un peu de chance, il négociera mieux les bulletins scolaires.
Quand la poupée réclamera un syndicat : Rions… jaune. Car si ces jouets apprennent à répondre, qu’est-ce qui les empêchera, un jour, de réclamer des droits ? Un Ken révolutionnaire lançant :
— « Assez d’être enfermé dans une boîte rose ! Je veux une Tesla et une retraite à 55 ans. »
On en rirait, mais dans le monde de l’IA, tout ce qui est techniquement possible finit par arriver.
Derrière la prouesse se cache une satire de notre époque : une société qui préfère déléguer l’éducation émotionnelle à une poupée connectée plutôt que d’affronter la vraie complexité des relations humaines. À quand la version « ChatGPT pour parents dépassés »
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