Sous la présidence de Donald Trump, l’administration américaine a cherché à réduire la dépendance des États-Unis vis-à-vis des importations pharmaceutiques, y compris celles venant d’Europe.
Cette politique s’inscrit dans une logique plus large de « America First », visant à rapatrier la production industrielle et à protéger les entreprises américaines.
Sécurité sanitaire : l’administration Trump a mis en avant le risque de dépendance vis-à-vis de laboratoires étrangers, particulièrement mis en lumière lors de la crise du Covid-19. L’idée est que les États-Unis doivent pouvoir produire leurs propres médicaments stratégiques afin de ne pas être vulnérables en cas de rupture d’approvisionnement ou de tensions internationales.
Pour la Qualité et le contrôle : un argument récurrent consistait à dire que certains lots importés pouvaient ne pas respecter les normes de la FDA (Food and Drug Administration), même si en réalité, les laboratoires européens sont parmi les plus contrôlés au monde.
Protéger l’industrie pharmaceutique américaine : l’Europe, notamment l’Allemagne, la Suisse, la France et l’Italie, est un fournisseur majeur de médicaments innovants et de génériques. Limiter ces importations permet de donner un avantage compétitif aux grands laboratoires américains comme Pfizer, Merck, ou Johnson & Johnson.
Rééquilibrer la balance commerciale : Trump critiquait les excédents commerciaux européens vis-à-vis des États-Unis. Restreindre les importations de produits pharmaceutiques faisait partie de la stratégie protectionniste pour réduire le déficit américain.
Encourager la relocalisation : en restreignant l’accès au marché américain, l’administration voulait inciter les laboratoires européens à investir et produire directement sur le sol américain, créant ainsi emplois et fiscalité locale.
La conséquence immédiate de ces restrictions est la hausse des prix pour les patients américains. Les médicaments européens, notamment dans le domaine des traitements oncologiques, cardiovasculaires et des maladies rares, sont parfois moins chers que leurs équivalents américains. Freiner leur importation, c’est réduire la concurrence et donc maintenir des prix plus élevés sur le marché intérieur.
En outre, certains traitements innovants sont développés principalement en Europe (biothérapies, vaccins, thérapies géniques). Un blocage ou un ralentissement de leur entrée aux États-Unis peut retarder l’accès des patients américains à ces innovations médicales, ce qui soulève un véritable problème éthique et de santé publique.
Cependant, pour l’administration Trump, il s’agissait d’un pari politique : accepter un coût sanitaire à court terme, en échange d’un gain de souveraineté industrielle à long terme.
- Renforcer l’autonomie pharmaceutique en réduisant les importations.
- Stimuler les investissements étrangers : certains laboratoires européens, pour préserver leur accès au marché américain (le plus grand au monde), ont été incités à implanter des sites de production aux États-Unis.
- Pression diplomatique et commerciale : cette stratégie s’inscrivait dans les négociations plus larges entre Washington et Bruxelles sur les droits de douane et l’accès réciproque aux marchés.
- Perte de parts de marché : le marché américain du médicament pèse environ 500 milliards de dollars par an. Une réduction des importations depuis l’Europe représente des milliards de pertes potentielles pour les laboratoires européens.
- Affaiblissement de la recherche européenne : si les entreprises européennes ne peuvent pas écouler facilement leurs innovations aux États-Unis, elles voient leur rentabilité diminuer, ce qui peut freiner les investissements en R&D.
- Risque de dépendance : les restrictions américaines obligent certains laboratoires européens à délocaliser leur production outre-Atlantique, ce qui affaiblit la souveraineté industrielle de l’Europe elle-même.
Ce freinage n’est pas seulement économique : il s’agit aussi d’un instrument géopolitique. En exerçant une pression sur l’Europe via le secteur pharmaceutique, les États-Unis cherchent à renforcer leur rapport de force dans les négociations commerciales transatlantiques, tout en rappelant leur statut de premier marché mondial auquel l’Europe ne peut se permettre de tourner le dos.
Trump a confié la Santé du pays à Robert F. Kennedy Jr. secrétaire à la Santé et aux Services sociaux (HHS) en février 2025. Il supervise un budget colossal de près de 2 000 milliards de dollars, incluant le CDC, le NIH, la FDA, Medicare/Medicaid, etc.
Kennedy est connu pour son militantisme environnemental (Waterkeeper Alliance) et anti-vaccinal, avec une longue carrière juridique centrée sur la santé des enfants Il a lancé la commission “Make America Healthy Again” (MAHA) pour lutter contre les maladies chroniques chez l’enfant et réformer HHS .
Il a mis en route une vaste réorganisation du HHS, prévoyant jusqu’à 10 000 suppressions d’emplois . Sur le plan sanitaire, il a restreint les autorisations d’urgence des vaccins COVID-19, supprimé des recommandations de vaccination pour les enfants en bonne santé et les femmes enceintes, et révoqué l’accès extérieur au comité consultatif sur les vaccins
Ces décisions ont provoqué le départ de plusieurs responsables du CDC qui dénoncent un affaiblissement de l’intégrité scientifique . Il a salué la fin des mandats obligatoires pour les vaccins COVID-19, tout en introduisant un régime restrictif d’accès pour la population générale .
Les organisations médicales majeures (ex. AAP, ACOG) ont publiquement défié ses nouvelles orientations vaccinales, craignant un recul dramatique de la couverture sanitaire . Il a également promu l’utilisation de l’IA dans les processus de décision du HHS, mais cette initiative est entachée de dysfonctionnements et jugée prématurée .
Pauvre Amérique qui va souffrir, la Santé est le parent pauvre, les Assurances ne remboursent plus, et les cotisations sont exorbitantes.
Quant à la Politique du Médicament dite "America First" et la politique de Santé illogique, dans les mains d'un extrémiste , sectaire, les USA vont passer un mauvais moment, mais les USA se relèvent toujours...
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