Rue de Rivoli : le désastre silencieux d’une écologie punitive. Il fut un temps où la rue de Rivoli, avec ses arcades élégantes, son alignement parfait et ses vitrines de luxe, symbolisait le cœur battant de la capitale.
Créée par Napoléon Ier, elle incarnait la grandeur urbaine et l’esprit de modernité du Paris impérial. Aujourd’hui, ce joyau architectural n’est plus qu’une caricature d’elle-même, une rue désertée, triste, et livrée aux idéologues d’une écologie punitive.
Depuis que la mairie de Paris a décidé de transformer Rivoli en un couloir cyclable géant, la vie s’y est éteinte. Les voitures, bannies ou découragées, ont laissé place à une armée de cyclistes, souvent arrogants, pour qui la rue entière semble réservée. Près de 75 % de la chaussée est désormais monopolisée par les pistes à vélo, au détriment des piétons, des commerçants et des anciens habitants du quartier. La circulation y est devenue un casse-tête, la livraison des boutiques une épreuve, et le passage des taxis presque impossible.
Résultat : les magasins ferment les uns après les autres. Même les enseignes historiques n’ont pas résisté à cette désertification économique programmée. À la place, apparaissent des boutiques éphémères, ouvertes à la hâte pour quelques semaines avant de disparaître, laissant derrière elles un paysage morne de vitrines vides. La rue de Rivoli, autrefois animée du matin au soir, est devenue un décor fantôme.
Et comme si cela ne suffisait pas, la saleté s’installe. Les poubelles s’amoncellent, parfois pendant des jours, tandis que les rats venus des Tuileries ou du Louvre se promènent sans complexe, effrayant les rares touristes égarés. Le spectacle, indigne du centre de Paris, donne l’impression d’une capitale abandonnée par ses propres dirigeants.
Plutôt que de s’attaquer à ces problèmes urgents, la mairie préfère multiplier les annonces culturelles tapageuses. Dernier exemple : le nouveau musée offert à la Fondation Cartier, présenté comme une victoire de la culture parisienne, mais perçu par beaucoup comme un rideau de fumée. Pendant qu’on célèbre la “création artistique”, les habitants, eux, fuient la ville.
La vérité, c’est que cette politique urbaine n’a rien d’écologique. Elle relève d’un dogmatisme idéologique, où l’écologie devient punition et exclusion. Plutôt que d’améliorer la qualité de vie, elle impose un mode de vie unique, celui d’un Paris réservé aux cyclistes et aux touristes de passage. Le Paris populaire, commerçant, vivant, celui qui faisait le charme de Rivoli, est sacrifié sur l’autel d’une utopie verte mal pensée.
On le comprend désormais : cette mairie ne veut pas sauver Paris, elle veut le vider des voitures et de ses habitants. La rue de Rivoli n’est plus qu’un symbole , celui d’un Paris en décomposition, livré à la bonne conscience écologique et à la paresse administrative. Pendant que les rats envahissent les trottoirs et que les rideaux de fer se ferment, les élus se félicitent de leur “révolution urbaine”.
Mais la vraie révolution serait de rendre Paris à ses habitants, de rouvrir Rivoli à la vie, à la mixité, au mouvement. Tant que la mairie s’entêtera à transformer la capitale en musée écologique sans âme, Paris continuera de se vider, lentement mais sûrement, de ce qui faisait son essence : la vie.
Pareil à Lyon
RépondreSupprimerNotre maire ecolo a tue tout le centre ville