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dimanche 3 août 2025

France 2025 : Une inflation contenue ... Miracle ! (FR). JBCH N° 180


France 2025  : La maitrise de l'Inflation 


L’inflation a été plus contenue en France par apport à  l’UE


Une hausse surveillée des prix alimentaires et manufacturés

En 2024, l’inflation moyenne en France s’est élevée à 2 %, contre environ 2,4 % pour la zone euro  .

La progression des prix alimentaires a été particulièrement modérée, à seulement +1,4 %, après un pic de +11,8 % en 2023. Les produits manufacturés ont vu leurs prix stagner (+0 %), contribuant à cet écart significatif  .


Une stratégie énergétique efficace : 

le bouclier tarifaire



La France a mis en place dès fin 2021 un bouclier tarifaire sur l’énergie (gaz, électricité), prorogé jusqu’en 2024. Celui-ci a limité la transmission des chocs internationaux vers les ménages.


De plus, la baisse de 14 % des tarifs réglementés de l’électricité en février 2025 a encore accéléré la décrue de l’inflation, déjà amorcée  .



Modération salariale et absence de boucle prix–salaires



La progression des salaires en France est restée modérée par rapport à d’autres États membres comme l’Allemagne, où un rattrapage salarial a alimenté l’inflation domestique.


L’absence d’indexation automatique des salaires sur les prix a empêché l’installation d’une boucle inflationniste auto-entretenue  .




Moteurs structurels et stabilité des coûts :

 leviers durables ou effets de court terme ?



Puissance agricole et contrôle des approvisionnements alimentaires



La France, en tant que pays agricole majeur, bénéficie d’une moindre exposition aux hausses mondiales des prix alimentaires. 


Sa grande distribution négocie en plus des tarifs concurrentiels, freinant les hausses de prix pour le consommateur final  .



Industries peu inflationnistes par nature



La structure industrielle française, moins concentrée sur des biens à forte valeur ajoutée prix‑inflationnistes (comme l’automobile haut de gamme), a permis une inflation moins marquée dans le secteur manufacturier  .



Politique monétaire et stabilité des taux



La politique de la Banque centrale européenne (BCE), dont fait partie la Banque de France, a stabilisé les taux directeurs autour de 2 %, limitant les transmissions inflation­nistes issues du crédit et de l’investissement.


Grâce à cette stabilité, l’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) devrait atteindre environ 1,3 % en 2025, soit un faible différentiel avec les salaires  .


Une demande globalement maîtrisée



La modération salariale, couplée à une consommation prudente des ménages, contribue à contenir la demande intérieure sans stimuler un cercle prix-salaires excessif  .



Quels bénéfices pour l’économie française ? 


Un soutien au pouvoir d’achat

L’inflation maîtrisée permet aux salaires de croître plus vite que les prix, améliorant le pouvoir d’achat réel. Les prévisions de la Banque de France tablent sur une inflation inférieure à 2 % en 2025, voire 1,3 % selon les projections  .


Une inflation basse et stable favorise la confiance des consommateurs et soutient la consommation privée, moteur central de l’économie française.


Contexte favorable aux investissements


Epargner ou Investir ?


Des taux d’intérêt modérés, couplés à une inflation temporairement basse, créent un environnement favorable à l’investissement privé et aux entreprises, en particulier dans les secteurs exportateurs moins exposés (automobile, luxe, aéronautique)  .


Risques : déflation et stagnation possible


Des économistes alertent contre le risque de déflation, si la baisse des prix se prolonge trop (scénario où prix et salaires stagnent ou baissent), ce qui peut entraîner une réduction des investissements ou une hausse du chômage  .



Freins politiques à long terme



La priorité actuelle mise sur la modération budgétaire (vagues de coupes prévues de 30 à 32 milliards € en 2025), pourrait limiter les relais de croissance si elle affaiblit les dépenses publiques structurelles ou l’investissement dans les services publics  .




L’inflation française, remarquablement contenue par rapport à celle de l’ensemble de l’UE, repose sur une stratégie combinée de modération salariale, de bouclier tarifaire énergétique, de structure industrielle peu inflationniste, avec le secours d’une politique monétaire stable. 


Ce contexte économique favorise un pouvoir d’achat en hausse. Mais la vigilance reste de mise : si l’inflation tombe trop bas, cela peut fragiliser la dynamique économique et aggraver le chômage. 


La France gagne aujourd’hui en résilience, mais doit veiller à maintenir un équilibre entre modération et croissance.









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