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mardi 9 septembre 2025

Israël attaque les chefs terroristes du Hamas a Doha. (FR). JBC N° 358

Une fuite d’informations en provenance des États-Unis aurait compromis l’opération visant à éliminer les hauts responsables du Hamas à Doha. 


Il ne doit pas avoir de refuge pour des assassins, les Chefs terroristes du Hamas ont été éliminés ce jour dans ce qu'ils croyaient être un sanctuaire au Qatar, à Doha<;


En effet, le 9 septembre 2025, Israël a lancé une frappe aérienne ciblée à Doha, au Qatar, contre des dirigeants terroristes du Hamas. L’opération, nommée “Summit of Fire” selon certaines sources israéliennes, visait précisément un complexe résidentiel du quartier de Leqtaifiya (ou Leqtaifa), utilisé par le Hamas comme base politique. 


Parmi les responsables visés figuraient notamment Khalil al-Hayya (chef politique en exil du Hamas à Doha), Zaher Jabarin, Muhammad Ismail Darwish, etc.  Selon les rapports, cinq membres du Hamas et un agent de sécurité qatari auraient été tués dans la frappe, et plusieurs autres blessés. Le fils de Khalil al-Hayya (Himam) fait partie des victimes. 

Le Hamas a déclaré que les dirigeants supérieurs avaient survécu à l’attaque. 





Selon la Maison Blanche, le Président américain Donald Trump a ordonné à son envoyé spécial, Steve Witkoff, d’informer les autorités qataries de la frappe imminente. Cette information aurait été transmise via l’armée américaine peu avant l’intervention.  Trump a également échangé par la suite avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a exprimé sa volonté de faire la paix “rapidement”. 


Cependant, Doha conteste avoir été alertée en temps utile. Un porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères a affirmé que l’appel de l’envoyé américain est survenu alors que les explosions avaient déjà commencé. Le Qatar qualifie la frappe de violation de sa souveraineté. 



La Maison Blanche décrit la frappe comme un « incident malheureux » qui ne sert ni les intérêts israéliens ni américains, même si elle reconnaît que l’élimination des chefs du Hamas reste un objectif légitime selon Washington.  Trump aurait exprimé ses regrets quant au lieu de l’attaque, soulignant que Qatar est un allié stratégique et un acteur clé du processus de médiation. 




Le Qatar a vivement condamné l’opération, la qualifiant d’“assaut criminel lâche” et de violation flagrante du droit international, et a annoncé une enquête.  Plusieurs pays de la région, dont l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Égypte, se sont joints aux critiques, affirmant que l’attaque risque de faire dérailler les pourparlers en cours sur un cessez-le-feu et de nuire à la stabilité régionale. 


Du côté israélien, le Premier ministre Netanyahu a assumé l’opération, la qualifiant d’“action de précision” contre des responsables qui, selon lui, avaient planifié des attaques récentes (y compris une fusillade à la station de bus près de Jérusalem) et continuaient de menacer la sécurité d’Israël.  


Certains analystes régionaux estiment que cette frappe pourrait éroder la capacité de médiation du Qatar, voire conduire Doha à se retirer de certaines négociations, de crainte de voir son territoire à nouveau utilisé comme zone de conflit.  L’affaire a suscité des débats sur la légalité et l’éthique de frappes ciblées à l’étranger, surtout dans un pays ayant une relation diplomatique et militaire avec les États-Unis. 


L’opération semble avoir été préparée dans une certaine discrétion. Le fait que le Président Trump ait dû recourir à un avertissement de l’envoyé spécial indique que les Qatariens n’étaient pas pleinement impliqués en amont. De l’avis de Doha, l’alerte est intervenue trop tard pour éviter l’attaque. Cela suggère que la frappe a pris par surprise les autorités qataries, du moins partiellement. 


Cependant, le timing montre qu’Israël a choisi le moment de la réunion de responsables du Hamas sur le sol qatari alors qu’ils discutaient d’un plan de cessez-le-feu sous médiation américaine. Cela peut indiquer un calcul stratégique pour marquer un coup fort et envoyer un message. Le nom même de l’opération, Summit of Fire, suggère une opération ciblée à connotation symbolique. 


  1. Escalade et risque de rupture diplomatique

    L’attaque remet en cause la neutralité du Qatar en tant que médiateur dans les crises régionales, et soulève des questions sur l’intégrité de sa souveraineté. Si les grands alliés des États-Unis dans la région estiment que leur sol peut être frappé impunément, cela pourrait créer un précédent dangereux.

  2. Fragilisation du processus de médiation

    Le moment de l’attaque — alors même que des discussions de cessez-le-feu étaient en cours — risque de saper la confiance dans les mécanismes de négociation. Les parties prenantes pourraient douter de la capacité à garantir la sécurité des participants et le respect des accords.

  3. Pression sur les États-Unis

    Même si la Maison Blanche a tenté d’apaiser les tensions en demandant des explications à Israël et en exprimant ses regrets, ce genre d’opérations replonge les États-Unis dans une posture délicate : comment soutenir un allié (Israël) tout en préservant la crédibilité de ses propres engagements en matière de diplomatie et de respect de la souveraineté nationale ?

  4. Message à Hamas

    Du point de vue israélien, l’attaque envoie un message fort : peu importe la localisation, Israël est prêt à frapper les dirigeants du Hamas là où ils se trouvent, même dans un pays allié des États-Unis. Cela pourrait dissuader les futures réunions de la direction du Hamas dans des pays tiers, ou forcer ces rencontres à se tenir dans des lieux moins accessibles.

  5. Risque de déstabilisation régionale

    L’indignation qatarie, combinée aux réactions d’autres États du Golfe, pourrait mener à un durcissement de la posture diplomatique régionale, voire à des représailles non militaires (p.ex. suspension de certaines coopérations, retrait de soutien aux médiations, etc.). Certains analystes évoquent même une possible réaction indirecte par des groupes alliés au Hamas (Houthis au Yémen, milices pro-Iran dans la région).


Le communiqué de la Maison Blanche, lu par Karoline Leavitt, reflète un positionnement délicat :

  • D’un côté, Washington reconnaît l’objectif de neutraliser des responsables du Hamas comme légitime, ce qui reste cohérent avec plusieurs positions américaines précédentes.

  • De l’autre, le message insiste sur le fait que la frappe ne sert pas les intérêts américains ou israéliens à long terme et aurait pu être évitée ou mieux coordonnée.

  • L’administration Trump a cherché à ne pas apparaître comme complice directe de l’opération, en soulignant qu’elle avait seulement transmis un avertissement (mais trop tardif selon le Qatar).

  • Le fait que Trump ait personnellement appelé l’émir du Qatar et affirmé que cela ne se reproduirait pas sur le sol qatari montre l’importance stratégique qu’il accorde à la relation avec Doha, ainsi qu’une volonté de limiter les dégâts diplomatiques. 


L’attaque israélienne à Doha marque une étape notable dans le conflit Israélo-Hamas. Au-delà de sa portée militaire, elle soulève des questions de légitimité, de souveraineté et de diplomatie internationale. On y voit une frappe de précision bien ciblée, mais aussi un risque élevé de conséquences diplomatiques non maîtrisées. Le manque de notification en amont (selon le Qatar) montre que l’opération a pris une part des autorités locales par surprise, ce qui peut détériorer la confiance entre États, même quand l’un des protagonistes est allié des États-Unis. 



La Maison Blanche, tout en reconnaissant l’objectif de sécurité, met en garde contre l’impact indirect sur les efforts de paix et plaide pour plus de coordination à l’avenir. La réaction internationale — notamment des pays arabes médiateurs — pourrait contraindre Israël à hésiter avant de lancer des opérations similaires à l’avenir ou à redoubler d’efforts diplomatiques pour justifier ses choix. Enfin, si l’objectif de neutraliser des chefs du Hamas est atteint, il faudra observer si cela mène à un retour aux négociations ou à une escalade nouvelle.




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Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog,  j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne


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