Ce pays du nord de l'Europe qui a une frontiére commune ave la Russie se dit prêt à affronter une guerre qu'il pense probable. Bien que faisant parti depuis peu de l'OTAN, il ne croit pas que l'article 5 le protègera, il prépare donc sa défense avec les meilleures armes ... la contradiction et les enjeux liés à l’achat par la Finlande du missile israélien Gabriel-5, ne n'empêche pas de tenir un discours critique vis-à-vis d’Israël sur le terrorisme porté par les arabes du proche-Orient
La Finlande, pays nordique attaché aux valeurs humanitaires et souvent critique des opérations militaires israéliennes à Gaza, se retrouve dans une position délicate : d’un côté, son Premier ministre dénonce avec vigueur la guerre menée par Israël contre le Hamas, de l’autre, son armée achète des armes israéliennes de pointe. Cette apparente contradiction révèle une tension entre discours politique et nécessité stratégique.
D’un point de vue diplomatique, la Finlande cherche à se positionner comme défenseur du droit international et des droits humains, en se rangeant du côté de l’Union européenne dans ses critiques contre Israël. Mais dans le domaine militaire, la logique est toute autre : le pays privilégie la performance technique, la fiabilité opérationnelle et l’intégration dans l’OTAN. C’est ici que le missile Gabriel-5, produit par Israel Aerospace Industries (IAI), s’impose comme une solution efficace et éprouvée.
Le missile Gabriel-5 marque une avancée considérable pour la marine finlandaise. Son intégration sur les vedettes rapides de classe Hamina, puis sur les futures corvettes Pohjanmaa, confère à la Finlande une capacité de frappe étendue contre des cibles navales et terrestres, dans un environnement baltique complexe.
Ses principales caractéristiques – portée de près de 300 km, vol rasant difficilement détectable, résistance au brouillage électronique, capacité « fire-and-forget » et frappe de précision – offrent à la Finlande une dissuasion crédible face à toute puissance hostile, en particulier la Russie. Avec 1 340 km de frontière commune et un voisin agressif engagé dans la guerre d’Ukraine, la Finlande se doit de renforcer ses défenses. Le choix israélien n’est donc pas idéologique, mais purement stratégique : disposer du meilleur matériel disponible, même s’il provient d’un pays controversé sur le plan politique.
Depuis son adhésion récente à l’OTAN, la Finlande a dû accélérer la modernisation de ses forces armées afin de contribuer efficacement à la sécurité collective. Dans le cadre de l’Alliance, le pays doit être capable non seulement de défendre son territoire, mais aussi de participer à des opérations coordonnées avec d’autres marines européennes et américaines. Le Gabriel-5 s’intègre parfaitement dans ce schéma, car il offre une interopérabilité et une flexibilité d’usage sur plusieurs plateformes navales.
La Baltique étant devenue un espace stratégique hautement militarisé, notamment après l’invasion russe de l’Ukraine, la Finlande ne peut se permettre de dépendre uniquement de matériels européens ou américains, souvent plus coûteux et parfois moins adaptés à ses besoins spécifiques. L’achat israélien apparaît donc comme un choix pragmatique et efficace.
Cet achat illustre la dissociation croissante entre le langage politique et les réalités militaires. Tandis que le gouvernement finlandais exprime publiquement ses critiques vis-à-vis d’Israël pour se conformer aux attentes de l’opinion publique et de ses partenaires européens, les décideurs militaires et stratégiques privilégient une relation discrète mais solide avec l’industrie israélienne de défense.
Ce double discours n’est pas propre à la Finlande : de nombreux États européens, qui condamnent verbalement la politique israélienne dans sa lutte contre le terrorisme du Hamas à Gaza, continuent à importer des technologies israéliennes, que ce soit dans la cybersécurité, la surveillance ou l’armement. Cela démontre la force d’attraction du complexe militaro-industriel israélien, réputé pour ses innovations et son efficacité en conditions réelles.
L’introduction du missile Gabriel-5 dans la marine finlandaise symbolise une vérité géopolitique : au-delà des discours idéologiques, les États recherchent avant tout la sécurité nationale et la supériorité militaire. La Finlande, confrontée directement à la menace russe, ne peut se priver de systèmes performants, même si leur origine soulève des débats politiques.
Ainsi, ce choix révèle une Finlande à la croisée des chemins : pro arabe dans ses déclarations, et pragmatique dans ses actions. C’est l’illustration d’une Europe qui, tout en critiquant Israël, reconnaît implicitement que son industrie militaire reste l’une des plus performantes au monde, et qu’elle est parfois incontournable pour assurer la défense collective face à de nouveaux périls.
Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
C'est délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog, j'exprime en général un coup de coeur
d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne
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