Les entrepreneurs de travaux publics font la queue a l'hôtel de ville de Paris, car c'est la dernière année de mandature du Maire, Anne Hidalgo. Cette dernière leur a fait la part belle, ayant dépensé des dizaines de millions d'Euros pour transformer Paris , en zone touristique, en ville pour les bobos. résultat : un déficit de plus de 9,3 milliards d 'euro !
Il faut vous avouer, qu'à chaque cycliste qui enfreint les règles du Code de la route, qu'à chaque nouveau sens interdit, que sur le périphérique, qu'à chaque bousculade dans le métro, je pense à ce Maire et pas en bien ... Un point d'urbanisme que j'ai suivi tout au long des dernières années : la petite ceinture :
La Petite Ceinture, ceinture ferroviaire construite au XIXᵉ siècle autour de Paris, représentait une infrastructure unique : 32 km de rails, des tunnels, des ponts et surtout des gares déjà raccordées au réseau national. Délaissée dans les années 1990, elle aurait pu être réhabilitée à moindre coût pour accueillir un service de transport rapide, léger, écologique et circulaire, desservant directement les quartiers périphériques de la capitale.
Or, au lieu de miser sur cette infrastructure existante, la Ville de Paris a préféré investir dans un tramway longeant le boulevard périphérique. Cette décision a coûté plusieurs milliards d’euros, impliqué des travaux lourds et engendré une circulation plus lente et moins efficace que ce qu’un train sur la Petite Ceinture aurait pu offrir.
Pourquoi avoir abandonné une ligne prête à reprendre du service ? La réponse se situe peut-être dans les enjeux financiers et politiques.
Le tramway a représenté un chantier pharaonique mobilisant des entreprises de BTP, des marchés publics et des financements massifs.
La Petite Ceinture, elle, aurait réduit ces perspectives : réutiliser une infrastructure existante aurait été beaucoup moins coûteux et moins lucratif pour certains acteurs.
Par ailleurs, ouvrir la Petite Ceinture au transport aurait limité les projets immobiliers et commerciaux qui s’y sont multipliés : bars, restaurants, tiers-lieux, jardins partagés. Autant d’espaces devenus sources de revenus et de valorisation foncière.
Derrière le discours écologique et citoyen, se cache donc un paradoxe : on transforme une voie ferrée en promenade « verte » au moment où Paris étouffe sous la congestion et la pollution, et où les besoins de transport collectif de proximité n’ont jamais été aussi criants.
Il y a bien les contradictions dans la situation actuelle. Certains défendent la Petite Ceinture comme réservoir de biodiversité : espaces verts, refuges pour oiseaux et insectes, corridors écologiques indispensables face au réchauffement climatique. D’autres dénoncent au contraire la commercialisation de ces espaces, l’ouverture anarchique au public, les dégradations et les nuisances sonores.
Au fond, le dilemme est faussé : si la Petite Ceinture avait retrouvé sa fonction ferroviaire, elle aurait pu concilier mobilité durable et préservation environnementale. Le rail est l’un des modes de transport les moins polluants. Les talus, tunnels et emprises végétalisées auraient pu continuer à abriter la faune et la flore, tout en permettant à des milliers de Parisiens de se déplacer rapidement.
Le véritable perdant de ce choix est le citoyen parisien, qui se retrouve avec :
un tramway périphérique coûteux et peu performant : une Petite Ceinture morcelée, transformée en parc à la mode, soumise à la spéculation immobilière et commerciale ; une biodiversité fragilisée par une fréquentation mal contrôlée.
Les gagnants, eux, sont multiples :
Les grandes entreprises du BTP et les promoteurs immobiliers ;
Les gestionnaires de lieux culturels et commerciaux installés dans les anciennes gares ;
La mairie, qui peut mettre en avant des projets « verts » et « participatifs » à forte visibilité médiatique.
Le dossier de la Petite Ceinture est révélateur des contradictions de l’urbanisme parisien : afficher un discours écologique tout en sacrifiant une solution de transport collectif préexistante et efficace.
Le tramway du périphérique restera comme un gâchis historique, fruit d’une logique plus financière que rationnelle. Quant à la Petite Ceinture, elle oscille entre sanctuaire écologique et vitrine culturelle, sans jamais retrouver la vocation première qui aurait réellement servi les habitants : relier les quartiers de Paris par le rail.
Anne Hidalgo aura laissé un Paris nauséabond, dans lequel les rats ont eu la part belle, et ont réussi à se multiplier, a tel point que pendant les JO de Paris, l'an dernier, Paris a été la risée du Monde. Quant à la circulation ...
Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
C'est délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog, j'exprime en général un coup de coeur
d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne
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