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dimanche 7 septembre 2025

Philippe Aghion, une autre conception de l'écologie. (FR, EN, ES). JBCH N° 340

Ce jour, Frédéric Haziza a interviewé sur Radio J Philippe Aghion pour sa critique adressée aux écologistes partisans de la décroissance. Oui le projet des partis dits   écologistes est politique, il s'éloigne radicalement des préoccupations des français et ignorent la périphérie des villes.




Le propos de Philippe Aghion est clair : la croissance n’est pas un ennemi, mais un levier indispensable au progrès humain. Or, une partie de l’écologie politique, notamment en France avec EELV, se positionne en faveur d’une décroissance présentée comme condition de survie de la planète. Cette posture, séduisante pour certains milieux urbains et privilégiés, apparaît déconnectée de la réalité des pays en développement.


  • Dans le Sud global, la croissance est synonyme de lutte contre la faim, d’accès à la santé et à l’éducation, de sortie du sous-développement. Empêcher ces pays de croître reviendrait à les condamner à la pauvreté structurelle.
  • Dans les pays développés, la décroissance est souvent défendue par des catégories sociales qui ne dépendent plus directement de la croissance pour survivre. Elle prend ainsi l’allure d’un luxe idéologique, coupé des besoins concrets des populations.




Aghion souligne ce paradoxe : vouloir imposer un modèle de décroissance à l’échelle mondiale, c’est méconnaître ce qu’a représenté la croissance pour des centaines de millions de personnes, en Chine ou en Inde notamment, sorties de la pauvreté grâce au développement économique.


Plutôt que d’opposer croissance et écologie, le défi contemporain est de réorienter la croissance. La technologie, l’innovation et l’investissement peuvent transformer nos économies pour réduire leur empreinte carbone et préserver la biodiversité.

Les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique peuvent soutenir une croissance respectueuse du climat. 

Les innovations médicales et technologiques améliorent la qualité de vie tout en favorisant le développement.

Les investissements dans la recherche et l’éducation stimulent une croissance durable et inclusive.





L’idée n’est pas de produire toujours plus pour consommer toujours plus, mais de produire mieux, en intégrant des critères écologiques et sociaux. Ce que certains appellent « croissance verte » correspond à cette logique : croissance qualitative, non plus uniquement quantitative.


EELV et d’autres courants décroissants privilégient souvent la posture politique à l’efficacité. Ils construisent un discours de rupture radicale : stop à la croissance, réduction massive de la consommation , qui plaît à une partie d'un électorat inquiet pour l’avenir climatique. Mais cette approche se heurte à deux réalités :


  1. Économique : sans croissance, les États ne peuvent financer ni la transition écologique ni la protection sociale.
  2. Sociale : une politique de décroissance frapperait d’abord les classes populaires (hausse du chômage, baisse des revenus), tandis que les catégories les plus aisées pourraient s’en accommoder.


Le paradoxe est donc criant : au nom d’une écologie morale, on propose une politique qui risquerait d’aggraver les inégalités, en France comme à l’échelle mondiale.

Philippe Aghion met le doigt sur un point essentiel : la décroissance n’est pas une solution universelle, mais une illusion idéologique. Là où la croissance a sorti des centaines de millions d’individus de la misère, elle reste une condition du progrès humain. Le véritable enjeu du XXIᵉ siècle n’est pas d’arrêter de croître, mais de croître autrement : orienter l’économie vers l’innovation verte, la sobriété intelligente et la justice sociale.

En privilégiant le discours politique de rupture plutôt que l’efficacité concrète, les écologistes décroissants passent à côté de l’essentiel : répondre aux besoins des populations tout en respectant les limites planétaires.




Les écologistes qui bombent le torse et qui se croient tout permis n'ont pas raison de transformer leur combat juste en combat politique "hard" et anti civilisation, car non, notre monde ne peut plus retourner en arrière ... mais se doit d'avancer dans la décence et le bien être. En aucun cas, l'écologie doit être punitive !


 © 2025 JBCH. Tous droits réservés. Reproduction du texte interdite sans autorisation


Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog,  j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne



English Translation:


Today, Frédéric Haziza interviewed Philippe Aghion on Radio J regarding his critique of ecologists who support degrowth. Indeed, the project of so-called ecological parties is political, diverging radically from the concerns of the French population and ignoring the outskirts of cities.


Philippe Aghion’s point is clear: growth is not the enemy but an essential lever for human progress. Yet, part of political ecology, particularly in France with EELV, advocates for degrowth presented as a condition for the planet’s survival. This stance, appealing to certain urban and privileged circles, seems disconnected from the reality of developing countries.


In the Global South, growth means fighting hunger, accessing healthcare and education, and escaping underdevelopment. Preventing these countries from growing would condemn them to structural poverty. In developed countries, degrowth is often defended by social categories that no longer depend directly on growth for survival. It thus appears as an ideological luxury, detached from the concrete needs of populations.


Aghion highlights this paradox: imposing a degrowth model worldwide disregards what growth has represented for hundreds of millions of people, especially in China and India, lifted out of poverty through economic development.


Rather than opposing growth and ecology, the contemporary challenge is to redirect growth. Technology, innovation, and investment can transform our economies to reduce their carbon footprint and preserve biodiversity.


Renewable energies and energy efficiency can support climate-respectful growth.

Medical and technological innovations improve quality of life while fostering development.

Investments in research and education stimulate sustainable and inclusive growth.


The goal is not to produce more for the sake of consuming more, but to produce better, integrating ecological and social criteria. What some call “green growth” aligns with this logic: qualitative growth, not merely quantitative.


EELV and other degrowth movements often prioritize political posturing over effectiveness. They construct a discourse of radical rupture: stop growth, massively reduce consumption, which appeals to voters worried about the climate future. But this approach faces two realities:


Economic: without growth, states cannot finance ecological transition or social protection.

Social: degrowth policies would first affect working classes (rising unemployment, falling incomes), while wealthier categories could adapt.


The paradox is glaring: in the name of moral ecology, a policy is proposed that risks worsening inequalities, both in France and globally.


Philippe Aghion emphasizes a crucial point: degrowth is not a universal solution but an ideological illusion. Where growth has lifted hundreds of millions out of misery, it remains a condition for human progress. The true challenge of the 21st century is not to stop growing but to grow differently: directing the economy toward green innovation, intelligent sobriety, and social justice.


By prioritizing political rupture over concrete effectiveness, degrowth ecologists miss the essential point: meeting the needs of populations while respecting planetary limits.


Ecologists who puff themselves up and think they can do whatever they want are wrong to transform their just cause into a purely “hard” political fight against civilization. No, our world cannot go backward—it must advance with decency and well-being. Ecology must never be punitive!


© 2025 JBCH. All rights reserved. Reproduction of the text is prohibited without permission.


This article is personal; I do not claim to be a scientist, historian, or professional journalist… It is delicate to testify as a layperson, but in this blog, I usually express a heartfelt opinion based on current events and my daily international press review.


Spanish Translation:


Hoy, Frédéric Haziza entrevistó a Philippe Aghion en Radio J sobre su crítica a los ecologistas partidarios del decrecimiento. Efectivamente, el proyecto de los llamados partidos ecológicos es político, se aleja radicalmente de las preocupaciones de los franceses e ignora la periferia de las ciudades.


El mensaje de Philippe Aghion es claro: el crecimiento no es el enemigo, sino una palanca indispensable para el progreso humano. Sin embargo, parte de la ecología política, particularmente en Francia con EELV, se posiciona a favor del decrecimiento presentado como condición de supervivencia del planeta. Esta postura, atractiva para ciertos círculos urbanos y privilegiados, parece desconectada de la realidad de los países en desarrollo.


En el Sur global, el crecimiento significa luchar contra el hambre, acceder a la salud y la educación y salir del subdesarrollo. Impedir que estos países crezcan equivaldría a condenarlos a la pobreza estructural. En los países desarrollados, el decrecimiento suele ser defendido por categorías sociales que ya no dependen directamente del crecimiento para sobrevivir. Así, adquiere el carácter de un lujo ideológico, desvinculado de las necesidades concretas de la población.


Aghion señala este paradoja: imponer un modelo de decrecimiento a nivel mundial es desconocer lo que el crecimiento ha representado para cientos de millones de personas, especialmente en China e India, que salieron de la pobreza gracias al desarrollo económico.


En lugar de oponer crecimiento y ecología, el desafío contemporáneo es reorientar el crecimiento. La tecnología, la innovación y la inversión pueden transformar nuestras economías para reducir su huella de carbono y preservar la biodiversidad.


Las energías renovables y la eficiencia energética pueden apoyar un crecimiento respetuoso con el clima.

Las innovaciones médicas y tecnológicas mejoran la calidad de vida a la vez que fomentan el desarrollo.

Las inversiones en investigación y educación estimulan un crecimiento sostenible e inclusivo.


La idea no es producir siempre más para consumir siempre más, sino producir mejor, integrando criterios ecológicos y sociales. Lo que algunos llaman “crecimiento verde” se corresponde con esta lógica: crecimiento cualitativo, no solo cuantitativo.


EELV y otros movimientos decrecentistas a menudo priorizan la postura política sobre la eficacia. Construyen un discurso de ruptura radical: detener el crecimiento, reducir masivamente el consumo, que atrae a una parte del electorado preocupado por el futuro climático. Pero este enfoque se enfrenta a dos realidades:


Económica: sin crecimiento, los Estados no pueden financiar ni la transición ecológica ni la protección social.

Social: una política de decrecimiento afectaría primero a las clases populares (aumento del desempleo, disminución de ingresos), mientras que las categorías más adineradas podrían adaptarse.


El paradoja es evidente: en nombre de una ecología moral, se propone una política que podría agravar las desigualdades, tanto en Francia como a nivel mundial.


Philippe Aghion señala un punto esencial: el decrecimiento no es una solución universal, sino una ilusión ideológica. Donde el crecimiento ha sacado a cientos de millones de personas de la miseria, sigue siendo una condición del progreso humano. El verdadero desafío del siglo XXI no es dejar de crecer, sino crecer de otra manera: orientar la economía hacia la innovación verde, la sobriedad inteligente y la justicia social.


Al priorizar el discurso político de ruptura sobre la eficacia concreta, los ecologistas decrecentistas pierden de vista lo esencial: satisfacer las necesidades de las poblaciones respetando los límites planetarios.


Los ecologistas que se engreían y se creen con derecho a todo están equivocados al convertir su causa justa en una lucha política “dura” contra la civilización. No, nuestro mundo no puede retroceder: debe avanzar con decencia y bienestar. La ecología nunca debe ser punitiva.


© 2025 JBCH. Todos los derechos reservados. La reproducción del texto está prohibida sin autorización.


Este artículo es personal; no pretendo ser científico, historiador ni periodista profesional… Es delicado testimoniar como profano, pero en este blog, generalmente expreso una opinión sentida basada en la actualidad y en mi revisión diaria de prensa internacional.

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