L'Histoire des avoirs russes bloqués en Belgique démontre une désunion totale de l'Europe. L'Europe avec ses députés corrompus par les russes, l'Europe avec des partis vendus à Poutine, l'Europe avec trois pays : Slovaquie, Hongrie et Tchéquie réellement pro-russes,
Voila que pendant que Trump essaye de mettre la main sur ces avoirs (200 Milliards d'Euros) La Belgique bloque l’Europe : Pourquoi ces divisions, au travers des pressions russes et crise stratégique européenne.
La crise ukrainienne, loin de s’atténuer, révèle plus que jamais l’ampleur des fractures internes de l’Union européenne. Au cœur du blocage actuel : la Belgique, qui refuse de se rallier au plan européen visant à mobiliser les intérêts générés par les avoirs russes gelés afin d’accorder un prêt de 140 milliards d’euros à l’Ukraine.
Ce refus, porté par le nouveau Premier ministre Bart De Wever, crée une onde de choc géopolitique majeure : jamais depuis 2014 l’Europe n’avait semblé aussi divisée face à la Russie.
Cette paralysie est d’autant plus préoccupante que le Kremlin multiplie les stratégies d’ingérence dans toute l’Union. Désinformation, financement de partis populistes, création de réseaux politiques pro-Moscou : la mécanique est installée et fonctionne.
En France, la présence du Rassemblement national et de La France insoumise, deux partis farouchement opposés à l’aide militaire à l’Ukraine et au consensus stratégique européen, illustre parfaitement cette fracture. Partout, Moscou théorise et alimente la fragmentation européenne en soutenant – parfois ouvertement, parfois indirectement – des forces opposées à Bruxelles.
Dans ce contexte, la récente intervention de Kaja Kallas, nouvelle cheffe de la diplomatie européenne, a mis en lumière la profondeur du malaise. Lors d’une réunion privée à Strasbourg avec les députés du PPE, elle a défendu avec vigueur, certains diront avec dureté le projet de prêt à l’Ukraine.
Plusieurs députés ont quitté la salle déstabilisés. Pour Mme Kallas, l’argument belge repose davantage sur la peur que sur la réalité juridique. Elle a rappelé que la Russie n’a, selon elle, aucune base légale pour contester ce mécanisme devant un tribunal international : « À quel tribunal la Russie va-t-elle s’adresser ? Quel juge statuerait en sa faveur ? » aurait-elle lancé.
Elle a cité un précédent historique : l’obligation faite à l’Irak de payer plus de 50 milliards de dollars de réparations au Koweït après 1990. Une manière de souligner que lorsqu’un État viole le droit international et mène une guerre d’agression, l’ordre juridique mondial n’est plus neutre.
Mais la réaction des députés européens montre que la mécanique est loin d’être convaincante. Certains ont jugé son ton « condescendant » ou « incroyable ». D’autres ont souligné qu’elle mettait en avant ses origines estoniennes pour revendiquer une meilleure compréhension psychologique et stratégique de la Russie que les Belges : un argument sincère mais politiquement explosif.
Pour la Belgique, qui abrite Euroclear, l’une des plus importantes infrastructures financières mondiales, le risque est réel : représailles russes, attaques juridiques ciblées, pressions hybrides… Ce sont les actifs belges qui serviraient de première ligne de front.
Bruxelles, loin de se cacher derrière une posture idéologique, défend ici des intérêts légitimes : incertitudes juridiques inédites, absence de précédent judiciaire, exposition financière disproportionnée. Et surtout : personne ne sait encore comment réagiraient les juridictions internationales si la Russie décidait de contre-attaquer sur le terrain du droit.
Pour l’instant, malgré les pressions, la Commission n’a pas trouvé de compromis. Kaja Kallas organise une nouvelle vidéoconférence des ministres des Affaires étrangères, mais rien n’indique qu’un consensus émergera rapidement. L’Europe reste donc divisée, au moment même où l’Ukraine s’apprête à entrer dans une nouvelle phase critique de la guerre.
Pendant ce temps, la « coalition des volontaires » une initiative parallèle portée par plusieurs États membres tente de faire vivre une dynamique d’aide à Kyiv. Ursula von der Leyen parle de « progrès solides et encourageants ». Le président Zelensky, désormais, se dit même prêt à rencontrer Donald Trump, signe de l’urgence ressentie à Kyiv alors que l’aide américaine demeure incertaine.
Cette crise révèle finalement plusieurs réalités brutales :
L’Europe est loin d’avoir une ligne stratégique commune sur la Russie.
Entre l’Est traumatisé, l’Ouest prudent et le Sud indifférent, l’Union peine à parler d’une seule voix.La Russie réussit partiellement sa stratégie de division.
Le financement direct ou indirect de partis radicaux, l’orchestration de campagnes d’influence, l’ingérence numérique et politique affaiblissent durablement la cohésion européenne.Les institutions européennes manquent d’outils juridiques pour gérer des situations inédites, comme l’utilisation d’actifs gelés à grande échelle.
La solidarité financière est plus fragile qu’elle n’y paraît.
Demander à la Belgique de prendre un risque démesuré pour le compte de l’ensemble de l’Union montre les limites de la méthode actuelle.Trump dans son projet de cessez-le-feu veut pirater 100 milliards pour que les USA reconstruisent l'Ukraine , c'est un véritable kidnapping ... aux européens de négocier Le montage pourrait accorder aux États-Unis un contrôle stratégique important sur la reconstruction, les infrastructures clés, l’énergie ou les ressources naturelles, ce qui inquiète quant à l’indépendance économique future de l’Ukraine.
Au fond, ce blocage n’est pas seulement une querelle budgétaire ou juridique : c’est un révélateur de la crise d’identité stratégique que traverse l’Europe.
Une Europe qui veut devenir une puissance, mais qui n’a pas encore défini le prix qu’elle est prête à payer pour l’être. Si elle ne parvient pas à surmonter cette nouvelle épreuve, c’est non seulement l’Ukraine qui en souffrira, mais l’ensemble du projet européen.
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