Le canal Ben Gourion, du nom de David Ben Gourion, père fondateur de l’État d’Israël et premier Premier ministre du pays, représente un projet ambitieux, pharaonique visant à créer un canal traversant le sud d’Israël, reliant le golfe d’Aqaba à la mer Méditerranée à travers le désert du Néguev.
L’objectif principal de ce projet est de doter Israël d’un levier stratégique majeur dans le commerce maritime et le transport énergétique mondial, tout en assurant sa sécurité et son autonomie face aux perturbations géopolitiques qui affectent les routes maritimes traditionnelles.
Le tracé envisagé du canal relierait le golfe d’Aqaba au niveau d’Eilat à la mer Méditerranée au niveau d’Ashkelon, au nord de la bande de Gaza. Bien que le tracé final ne soit pas encore arrêté, l’une des options pourrait consister à traverser le centre de la bande de Gaza. A vous de comprendre que Gaza a une importance essentielle d'autant plus qu'il existe une réserve de gaz conséquente au large de ses côtes.
Cette orientation offrirait un avantage sécuritaire en plaçant le canal à l’écart de zones potentiellement vulnérables aux attaques terroristes. Le projet vise ainsi à sanctuariser Israël et à renforcer son rôle stratégique sur la scène internationale en garantissant le passage sûr de navires transportant des matières premières et de l’énergie essentielles pour le monde occidental.
D’un point de vue technique, le canal Ben Gourion s’annoncerait comme un ouvrage d’envergure internationale. Sa longueur prévue de près de 293 kilomètres le rendrait presque une fois et demie plus long que le canal de Suez, ce qui en ferait une alternative significative à la célèbre voie maritime égyptienne.
Le coût de construction, estimé entre à plus de 55 milliards de dollars, reflète l’ampleur des défis d’ingénierie et de logistique, incluant la nécessité de creuser à travers le désert, de créer des infrastructures portuaires modernes et de sécuriser les installations contre d’éventuelles menaces.
L’intérêt stratégique du canal Ben Gourion est multiple. Il offrirait une alternative au canal de Suez, lequel a connu dans son histoire de nombreuses interruptions de trafic, comme lors de sa fermeture au milieu du vingtième siècle ou encore lors d’événements récents ayant perturbé le commerce mondial.
Il est évident que l'Egypte est effrayée par ce projet, mais le monopole qu'elle exerce ce jour et qui lui rapporte 9 milliards de US $ ne suffit plus ... accidents, embouteillage, instabilité politique et sociale font que la construction d'un second canal est devenu indispensable. Pour Israël la rentabilité de cette nouvelle route serait amortie en cinq ans ... Les indiens et les chinois qui administrent une partie du port de Haïfa poussent à sa réalisation.
La création d’une nouvelle route maritime pourrait réduire la dépendance de l’économie mondiale vis-à-vis d’un point de passage unique et renforcer la position géopolitique d’Israël en tant que carrefour énergétique et commercial.
Toutefois, la faisabilité actuelle du projet soulève plusieurs questions majeures. D’un point de vue géopolitique, la traversée éventuelle de la bande de Gaza impliquerait une coordination délicate avec les autorités locales et nécessiterait des garanties de sécurité à long terme.
Le tracé traversant le désert du Néguev pose également des défis environnementaux importants, notamment en termes de préservation de l’écosystème désertique et de gestion des ressources en eau. Sur le plan économique, le financement d’un projet de cette ampleur nécessiterait une mobilisation massive de capitaux publics et privés, ainsi qu’une planification minutieuse pour assurer un retour sur investissement durable. Enfin, les aspects techniques restent complexes : le creusement d’un canal aussi long, la régulation du niveau des eaux et l’aménagement des infrastructures portuaires et logistiques représentent un défi d’ingénierie de grande ampleur.
Le canal Ben Gourion incarne une vision stratégique ambitieuse pour Israël et pour le commerce maritime mondial. S’il venait à être réalisé, il pourrait transformer la géopolitique régionale et offrir une alternative précieuse au canal de Suez.
Néanmoins, sa faisabilité dépend de la capacité d’Israël à surmonter des obstacles géopolitiques, environnementaux, financiers et techniques considérables. Le projet reste donc à l’état de proposition, mais il illustre parfaitement la volonté d’Israël de renforcer sa sécurité et son rôle stratégique à l’échelle mondiale, en imaginant des solutions audacieuses pour le commerce et l’énergie du futur.
Les Emirats Arabes Unis sont favorables et aideront ce projet, s'il se concrétise, et qui nécessitera l'emploi de 300 000 ouvriers L'Inde et l 'Arabie Saoudite aussi ... Mais c'est la seconde catastrophe pour l'Egypte après l'inauguration du grand barrage en Ethiopie sur le Nil !
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