L’UNRWA, le Hamas et la question de la forfaiture internationale
Depuis plusieurs mois, les accusations s’intensifient contre l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine), soupçonnée par certaines organisations de constituer non pas un organisme humanitaire neutre, mais un acteur engagé, voire complice, du Hamas.
Un rapport récemment publié par Watch — soutenu par des ONG affirme que de nombreux employés de l’UNRWA sont liés à des factions islamistes armées, qu’ils diffusent une propagande antijuive dans les écoles, et qu’ils participent à la radicalisation des jeunes Palestiniens de Gaza.
Dans ce contexte déjà explosif, sous l'égide du Président français Macron, l’ancienne ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna » a supervisé un rapport qualifié de « biaisé » par plusieurs analystes : selon eux, le document minimise les preuves de l’imbrication entre le Hamas et l’UNRWA, et s’aligne sur la ligne diplomatique onusienne traditionnelle, consistant à préserver l’agence pour ne pas « laisser un vide humanitaire ».
Ce positionnement, moralement fragile et politiquement commode, soulève pourtant une question essentielle : jusqu’où peut aller la complaisance internationale lorsqu’un organisme onusien semble avoir perdu sa neutralité ?
L’UNRWA, rappelons-le, est la seule agence de l’ONU créée pour une population spécifique les réfugiés palestiniens et dont le mandat s’est perpétué de génération en génération. Cette exception historique entretient non seulement une dépendance économique et psychologique, mais aussi une confusion entre aide humanitaire et militantisme politique.
Or, si les accusations se confirment, et que des fonds onusiens ont effectivement été utilisés, directement ou indirectement, pour financer ou soutenir une organisation terroriste, cela relèverait d’une forfaiture internationale : une trahison du mandat de neutralité, de la confiance des États donateurs et du droit international lui-même.
Mais qui osera attaquer l’UNRWA ? Les États occidentaux, prisonniers de leur diplomatie humanitaire et craignant d’être accusés de « punir les civils », hésitent à rompre avec une structure inefficace mais symboliquement intouchable.
L’Union européenne tergiverse, les États-Unis oscillent entre suspension et rétablissement de financement, tandis qu’Israël, bien que le premier concerné, sait qu’une disparition brutale de l’agence pourrait provoquer un chaos humanitaire.
Ainsi, la forfaiture est connue, mais le courage manque pour la dénoncer. Dans le silence des chancelleries, l’UNRWA continue d’agir, mi-humanitaire, mi-politique une zone grise où la morale internationale s’éteint peu à peu.
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