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jeudi 6 novembre 2025

Vayera, une paracha qui colle à l'actualité ! JBCH N° 598


Abraham et son questionnement, et une position clairement en soutien à Israël face au terrorisme :


La Paracha Vayéra de cette semaine est véritablement une  boussole morale pour un monde en crise.




Parce que la paracha Vayera  (Il apparût) commence par l’arrivée des anges chez Abraham à Mamré et décrit ses actions et ses questionnements. Il est la figure centrale de cette portion, à la fois hôte exemplaire et interlocuteur de Dieu. 


La Paracha Vayéra nous plonge au cœur d’une des plus puissantes interrogations spirituelles de la tradition juive : comment concilier la justice et la miséricorde dans un monde où la violence et l’inhumanité menacent de triompher ? 


Abraham, figure de l’hospitalité et de la foi inébranlable, ose pourtant contester le divin lorsque l’injustice semble surgir. Face à l’anéantissement annoncé de Sodome et Gomorrhe, il déclare : « Le Juge de toute la terre ne ferait-Il pas justice ? » – posant ainsi la question fondamentale du discernement moral.


Abraham enseigne qu’aimer Dieu ne signifie pas se taire. Être croyant ne signifie pas fermer les yeux. La responsabilité morale exige de se dresser contre le mal, de dénoncer l’arbitraire, de protéger l’innocent. L’héritage spirituel juif ne se résume pas à la prière : il est engagement, action et combat éthique contre toutes les formes de barbarie.


Son questionnement inaugure une voie : la justice n’est pas seulement divine, elle est confiée aux mains des hommes. L’humain doit examiner, juger, agir. C’est la vocation d’Israël : porter un message moral dans l’histoire, au prix de luttes immenses.



De Sodome à l'année 2025, la morale fait face au terrorisme : À l’heure actuelle, en 2025, une autre terre crie son droit à vivre en sécurité; l’État d’Israël, confronté depuis des décennies aux attaques terroristes d’organisations dont le seul projet est sa destruction, Israël se retrouve face au même dilemme qu’Abraham : comment défendre la vie, la justice et la paix lorsque l’ennemi glorifie la mort ? 



Une autre leçon nous parvient, c'est que dans ces villes, seul Loth le neveu d'Abraham qui a accueilli les anges avec bonté est sauvé avec sa famille, avec l'ordre de ne pas se retourner, sa femme se retourne et est transformée en statue de sel, cette leçon signifie que quoi qu'il arrive, on ne doit plus regarder en arrière et avancer sur la voie du futur, celle de la vérité. 




Abraham obéit à son Dieu et lui offre son fils Isaac en offrande, en holocauste,  ... au dernier moment un ange remplace Isaac et un bouc se présente, il le sacrifie. A partir de ce moment, plus jamais un enfant sera sacrifié, ce qui différenciera le judaïsme des religions voisines comme Baal. Et c'est pourquoi, encore au Moyen-âge ou de nos jours, nos ennemis accusent les juifs de sacrifier des enfants ... 



Les terroristes du Hamas se cachent derrière des civils, transforment écoles et hôpitaux en bases militaires, retiennent des innocents dans des tunnels, et brandissent cyniquement leurs otages comme monnaie de chantage. Leur idéologie n’est pas une revendication politique : c’est une culture de la mort, de l’annihilation de l’autre, un projet totalitaire où la liberté, la démocratie et la coexistence n’ont aucune place.


Face à cela, Israël n’a pas le privilège de l’angélisme. Choisir la vie, comme le commande la Torah, implique parfois la guerre. Une guerre défensive, mais nécessaire. Une armée qui protège ses civils, tout en avertissant ceux que le Hamas utilise comme boucliers humains : contradiction absolue entre un État attaché au droit international, et des assassins pour lesquels le martyre est une stratégie.



Abraham pleure la destruction d’une cité qu’il sait gangrenée par la violence. Mais il n’accepte pas qu’il n’y ait aucune place pour la justice. Aujourd’hui encore, Israël aspire à la paix, mais une paix réelle, fondée sur la reconnaissance mutuelle, pas sur sa disparition ou son renoncement à se défendre.


Le dilemme moral n’est pas du côté que l’on croit; certains médias, organisations internationales ou gouvernements préfèrent oublier qui a déclenché les massacres, qui décapite des familles entières, qui viole, éviscère, brule;  qui tire des roquettes sur des crèches. Ils exigent d’Israël une perfection qui n’est demandée à aucun autre pays, et qui serait en réalité un suicide programmé. Les Islamistes veulent inverser les faits, alors qu'ils les reconnaissent. et les esprits faibles ou malveillants les suivent.


Le vrai dilemme moral, comme dans l’histoire de Sodome, ne réside pas dans la fermeté face aux forces du chaos. Il réside dans la lâcheté de ceux qui s’indignent sélectivement, qui condamnent la victime pour son instinct de survie, et qui détournent les yeux des bourreaux.


Abraham nous a transmis une vérité intemporelle : la justice ne consiste pas à traiter de manière égale le bien et le mal, car cela revient à trahir la justice elle-même.


Soutenir Israël est un impératif éthique Soutenir Israël, ce n’est pas prendre parti dans un conflit tribal, ce n’est pas cautionner la souffrance. C’est reconnaître le droit fondamental d’un peuple à vivre libre, en sécurité, sur la terre où il est néet qui est sienne depuis trois mille ans.  


C’est affirmer que la démocratie doit prévaloir sur la tyrannie. C’est défendre une civilisation où l’on pleure chaque victime, même celles de l’ennemi, parce que chaque vie humaine est sacrée.


Israël combat non seulement pour ses citoyens, mais pour un principe universel : il ne peut pas y avoir de paix sans justice, ni de justice sans vérité. Abraham l’a exigé du ciel. Israël l’exige ici-bas.


En 2025, le message de Vayéra demeure brûlant d’actualité : quand la barbarie se lève, le silence devient complicité. Et comme Abraham, nous devons oser nous lever, questionner, choisir le camp de la vie, avec courage, lucidité et fidélité à la dignité humaine.




NB : De la kabbale au siècle des lumières, ce texte n'a pas laissé indifférents les sages : 

Dans la Kabbale, Abraham incarne Hessed, la bonté, tandis que la destruction de Sodome révèle Guevoura, la rigueur : le monde ne peut survivre ni à la cruauté absolue ni à la bonté sans discernement.

Le Zohar enseigne qu’Abraham discute avec Dieu pour maintenir l’équilibre des forces, car la justice exige d’identifier et de contenir le mal. Le Ari de Safed explique que sauver des innocents n’implique jamais de sauver ceux qui choisissent de se faire les vecteurs du chaos.

Voltaire affirmait que « se rendre aux fanatiques, c’est encourager le fanatisme » : soutien direct à la résistance au terrorisme. Rousseau rappelait qu’une société libre doit protéger ses membres contre ceux qui nient la liberté d’autrui. Montesquieu établissait que la loi n’est juste que si elle défend la vie, point de convergence avec la morale biblique. Kant insistait sur la dignité humaine : le Hamas la nie, Israël se bat pour la préserver. Diderot dénonçait ceux qui, par mauvaise foi, mettent agresseurs et victimes « sur le même plan ». 

Les médias sociaux, la Presse les TV mettent souvent Israël au premier plan pour l'accuser ... l'accuser d'exister ! c'est un grave problème qui fait le succès de phénomènes incompréhensibles comme l'éléction d'un maire islamiste et extémiste à New York ou la montée soutenue d'une Rima Hassan en France ! Soyons tous vigilents ... 

Ainsi, de Safed aux Lumières, une même leçon : la compassion ne doit jamais servir de refuge aux bourreaux. Vayéra devient alors un principe politique : protéger la vie exige de combattre ceux qui la méprisent.




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