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vendredi 7 novembre 2025

Les jeunes juifs américains ont muté ... JBCH N° 602


La question de l’identité juive aux États-Unis est devenue de plus en plus complexe au fil des décennies, en particulier chez les jeunes générations qui n’ont pas connu directement les traumatismes du XXᵉ siècle. 


Ils ont voté en majorité  à l'extrême gauche musulmane pour Mamdani à NYC .Les mariages mixtes sont très nombreux, et le judaïsme américain se noie et pourrait disparaitre bien avant la fin du siècle. 


Un jeune Juif américain se sent souvent avant tout Américain, car son quotidien, son éducation et son environnement culturel s’inscrivent dans la société américaine. Les références historiques, comme la Shoah, deviennent pour beaucoup des récits lointains, transmis par les familles ou l’école, mais qui n’affectent pas leur vie quotidienne de manière tangible. Cette distance historique tend à relativiser l’importance du lien avec Israël. 


Le conflit israélo-arabe, notamment les événements tragiques à Gaza, est alors perçu à travers le prisme des droits humains et des luttes anti-coloniales, et non comme une défense existentielle d’Israël.




Pour un jeune Juif américain, la lecture médiatique de Gaza ou des territoires disputés comme la Judée Samarie  est souvent filtrée par les informations dominantes aux États-Unis ou par des réseaux sociaux qui mettent en avant la souffrance des arabes et des musulmans. 


Le récit des massacres de Gaza est assimilé à une forme de lutte des Arabes contre Israël, et non comme une guerre défensive pour la survie du peuple juif. Cette perception est renforcée par des mouvements intellectuels et universitaires critiques d’Israël, où les débats politiques sur l’État juif se traduisent parfois en condamnation morale quasi automatique. 



L’exemple de l’élection comme Maire de la plus grande ville juive de Mamdani  et la participation active à des associations ou des institutions universitaires illustre cette évolution : sa sensibilité à la cause arabe et son influence politique ont façonné un discours où Israël est souvent perçu comme un agresseur, indépendamment du contexte sécuritaire ou historique. 



Ce type de leadership intellectuel et associatif façonne les perceptions de la jeunesse juive américaine et tend à transformer l’approche de l’État hébreu en un problème politique plutôt qu’en un refuge identitaire.


Cette évolution pose un danger stratégique pour Israël. Pendant des décennies, le soutien américain reposait sur une alliance idéologique et identitaire forte avec la communauté juive des États-Unis. Si la jeunesse juive américaine adopte majoritairement une posture critique d’Israël, ce soutien pourrait s’effriter. 


Les financements, l’influence politique et le plaidoyer pour Israël auprès du gouvernement américain dépendent largement de cette base communautaire. La perte de cette influence pourrait réduire drastiquement le poids d’Israël dans la diplomatie américaine et, plus largement, dans les instances internationales où les États-Unis jouent un rôle clé. Cette mutation est déjà perceptible dans certaines universités, où les groupes pro-palestiniens gagnent en visibilité et où les positions pro-israéliennes deviennent minoritaires ou contestées.




Le phénomène ne se limite pas aux universités ou à la sphère intellectuelle. Les jeunes Juifs américains, fortement intégrés dans la société américaine, sont plus sensibles aux questions de justice sociale, d’égalité et de droits civiques. Dans cette optique, le conflit israélo-palestinien est perçu à travers le prisme du droit international et des droits de l’homme, et non comme une lutte de survie. 


Cette déconnexion historique et identitaire crée un fossé entre les générations : tandis que les survivants de la Shoah ou leurs enfants directs défendent Israël avec une conscience aiguë de l’existentialisme de l’État juif, la jeunesse américaine aborde ces questions comme une question éthique ou politique abstraite, souvent alignée avec des mouvements progressistes critiquant Israël.



Si cette tendance se poursuit, l’avenir du soutien américain à Israël pourrait être compromis. Les décisions politiques et électorales dépendront de citoyens juifs qui ne se sentent pas concernés par la survie historique de l’État juif mais par une vision humanitaire ou idéologique du conflit. Israël pourrait alors se retrouver isolé face aux pressions internationales, incapable de compter sur le lobbying traditionnel et sur l’influence de la diaspora pour défendre ses positions. L’exemple de Mamdani et de nombreux universitaires critiques d’Israël montre que cette transformation est déjà à l’œuvre dans le monde académique, mais elle se propage rapidement dans les médias, les associations et les cercles intellectuels.


Le sentiment d’appartenance prioritairement américaine chez les jeunes Juifs crée un risque de désalignement stratégique pour Israël. La perception du conflit comme une lutte coloniale plutôt que comme une défense existentielle peut affaiblir l’influence américaine traditionnelle, et transformer l’attitude de la diaspora d’un soutien presque inconditionnel en une critique de plus en plus structurée. 


Cette évolution souligne l’importance pour Israël de renforcer ses liens éducatifs, culturels et historiques avec les jeunes générations de la diaspora afin de préserver un soutien crucial pour sa survie et son rôle géopolitique dans les décennies à venir. 


C'est probablement tard , trop tard, et l'Alya serait la seule ouverture pour échapper à un destin funèbre.






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