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jeudi 13 novembre 2025

Le Blog de Karine Salomon De Paz de retour de TLV. JBCH N° 630

Un bien triste anniversaire, et une cantine gastronomique.

Une courte news cette semaine, pour cause de déplacement dans l’autre “ville qui ne dort jamais”. J’en reviens aphone, obèse et conquise, comme toujours.

“Je me souviens exactement de l’endroit où j’étais vendredi 13 novembre 2015.”
Cette phrase nous l’avons entendue des dizaines de fois, et nous l’entendons encore. Mais pour combien de temps ?
Quelques mois après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, celui du Bataclan - qui a aussi frappé le Stade de France, le Carillon, le Petit Cambodge - finissait d’inscrire le terrorisme islamiste dans le paysage français.
132 morts, près de 500 blessés, et combien de traumatismes encore vivaces…
Dix ans après, c’est la question de la mémoire qui se pose. Non pas celle des victimes, dont la vie a été à jamais bouleversée, mais celle de la mémoire collective, de la mémoire nationale.
Car faire vivre une mémoire dans un environnement qui lui est hostile, qui fragmente, divise, stigmatise et tue parfois, est extrêmement difficile. C’est pourtant la moindre des choses que nous devons aux victimes.
Les séries télévisées, les articles de presse, les reportages, les témoignages sont autant d’aides à la mémoire, mais ils ne font guère le poids face au relativisme, aux justifications et aux débats détournés.
La mémoire collective se heurte aux enjeux géopolitiques et à la crise du modèle républicain. Et c’est exactement ce que recherche le terrorisme islamiste : terrifier bien sûr, mais aussi diviser et radicaliser.
Aux États-Unis, 100 millions de jeunes américains n’étaient pas nés le 11 septembre 2001, et sont tout juste au courant que 2 753 personnes sont mortes ce jour-là. Les attentats du World Trade Center, dans certains États, sont réduits à quelques lignes dans les livres d’histoire.
Lorsque l’oubli collectif devient inévitable, la transmission devient essentielle, obligatoire.
11.09, 11.03, 7.01, 9.01, 13.11, 14.07, 16.10, 13.10, 7.10.
Il faut se souvenir, encore plus que ne pas oublier.

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Trois millions d’euros ont été alloués à la justice restaurative, qui vise à faire dialoguer victimes et bourreaux. Et si la démarche est méritoire, et sans doute efficace pour les infractions et les agressions, il est un peu plus difficile de l’envisager quand il s’agit de Salah Abdeslam, champion toute catégorie de la taqiya, cette technique bien rodée qui consiste, avec succès, à dissimuler sa radicalisation.
Sa compagne vient d’ailleurs d’être arrêtée pour projet terroriste. Une belle leçon de repentir sincère.

Meilleure cantoche de Paris

C’est notre chouchou, et l’un des meilleurs chefs de Paris.
Thomas Graham, ancien magicien du Mermoz, cherche un endroit à lui. En attendant son installation, il fait dans le nomadisme.
Thomas vient de prendre les commandes d’une cantine de choix, tant par les produits que par le savoir-faire, puisque c’est Terroirs d’Avenir qui s’y colle.
Il y a quelques années, les pionniers du sourcing de fruits et légumes en direct des producteurs avaient ouvert un grand marché sous les belles voûtes de béton de l’ancienne préfecture de la Seine, à Sully-Morland.
Il ne reste malheureusement de ce beau projet que la boulangerie et des stands vides… Le renouveau est enfin assuré grâce à une cantine qui fait pâlir les bistrots gastronomiques du coin.
Le menu est inspiré des arrivages, ou des invendus, de Terroirs, et Thomas, assisté de Louise et Juliette, en fait des merveilles. Il réitère même, le coquin, sa fameuse tourte de légumes qui faisait la joie des gourmands du Mermoz.
Et quand on lui demande combien de temps, il compte chapeauter cette cantine d’un genre gastronomique, il reste évasif : “Je suis super heureux d’être là ! Chaque jour je pense une recette avec les produits disponibles. I feel great! ”.
En guise de déjeuner “de boulot”, on s’est régalés d’un céleri rémoulade, de gnocchis maison aux champignons, de polpettes à la polenta crémeuse, d’œufs mayo, d’une tarte aux pommes aussi belle que bonne, et d’un riz au lait à la confiture de quetsches.
La bonne nouvelle n’a pas encore atteint les très nombreux bureaux du quartier, mais il risque d’y avoir la queue très prochainement.

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La cantine Terroirs d’Avenir

17 boulevard Morland 75004 Paris
Ouvert tous les midis sauf le week-end

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