Hier soir, on m’a offert une tribune, intime et attentive. À une question sincèrement curieuse sur les lendemains d’Israël, sur son avenir politique, sur les responsabilités et sur la suite du processus de paix, je suis revenue sur quelques faits, trop souvent méconnus. Je vous la fais courte, sinon vous n’arriverez jamais à l’expo ni au resto… Nous avons parlé du système politique, des menaces omniprésentes depuis 1948, des divisions internes, de la sécurité, des enjeux religieux, de l’inaction coupable de certains pays arabes, des pluies de roquettes, de l’intégration des Arabes israéliens, de la colonisation et de l’extrême-droitisation. Et puis surtout, quelques jours après le triste anniversaire des attentats de Paris, nous avons évoqué le traumatisme absolu vécu par les israéliens, et les Juifs du monde entier, après l’attaque du 7 octobre. Aucune famille, aucune communauté, aucune fratrie qui n’ait été touchée. Un choc collectif d’une telle violence et d’une telle ampleur qu’il est impossible d’accepter qu’il soit mis sous silence, ou pire, oublié. Comme le 13 novembre marque encore les Parisiens et les Français, le 7 octobre est devenu un repère tragique de l’histoire juive contemporaine. Une blessure inexprimable. Qu’on ne s’y trompe pas, ce n’est ni une justification de la guerre, ni un soutien à un gouvernement coupable de négligence, d’arrogance et d’erreurs d’appréciation. J’explique, c’est tout. Et je remercie P., A., C., V., C. et J-F. de m’avoir écoutée avec autant de respect et d’attention. Ces moments d’échange sont d’autant plus précieux qu’ils sont rares… |
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire