La CGT dérive de la lutte ouvrière à la dérive idéologique avec la prise en main de dirigeants islamistes, comme Amar Lagha, qui se présente comme le porte parole avéré.
Longtemps symbole du syndicalisme ouvrier français, la CGT fut le creuset de la solidarité de classe, du progrès social et de la défense laïque des travailleurs.
Mais au fil des dernières décennies, son discours s’est fragmenté, le nombre de ses adhérents a chuté, et son unité idéologique s’est fissurée sous l’effet d’une nouvelle tendance : l’entrisme militant et communautaire très dangereuse pour notre République.
Ce phénomène, d’abord discret, s’est progressivement affirmé dans plusieurs fédérations, notamment celle du spectacle, où des postures identitaires et politiques se substituent à la vocation sociale du syndicat.
L’affaire du concert de l’Orchestre Philharmonique d’Israël à la Philharmonie de Paris en fut une illustration brutale. À l’automne, la CGT Spectacle a publié un communiqué dénonçant la venue de l’orchestre, l’accusant de liens supposés avec l’État d’Israël et l’armée israélienne. Derrière cette prise de position, qui dépasse largement le cadre culturel, s’exprime une dérive inquiétante : la transformation d’un syndicat ouvrier en caisse de résonance d’un activisme idéologique. Ce glissement marque une rupture avec l’histoire de la CGT, jadis attachée à la neutralité politique et à l’universalité du monde du travail.
Selon plusieurs observateurs du monde syndical, ce n’est pas un cas isolé. L’influence de groupes militants à coloration identitaire, parfois hostiles aux valeurs laïques, s’est infiltrée dans certaines sections, profitant de la désaffection des bases traditionnelles. L’entrisme opère souvent à bas bruit : il s’appuie sur la faiblesse de la mobilisation ouvrière, sur la perte de repères idéologiques du syndicalisme classique, et sur la tentation, chez certains responsables, de donner à la CGT une portée « morale » ou « militante » plutôt que sociale. Ce déplacement du centre de gravité transforme la nature même du syndicalisme : d’un outil de défense des travailleurs, il devient un instrument d’expression politique. Le boycott du chanteur juif Amir en est la preuve.
L’épisode dramatique survenu à la Philharmonie — où un projet d’attentat a été déjoué de justesse — a fait remonter à la surface les conséquences possibles de ces dérives. L’enquête a révélé l’implication de plusieurs individus issus de cercles militants, dont certains présentaient des accointances idéologiques avec des courants radicaux. Si la justice suit son cours, le signal politique est clair : l’espace syndical, naguère protecteur et humaniste, peut devenir le terrain d’une instrumentalisation dangereuse, où l’idéologie prend le pas sur la raison et la liberté artistique.
Cette mutation traduit une double faillite : celle d’une direction syndicale incapable de préserver l’héritage universaliste, et celle d’un modèle de représentation du monde ouvrier désormais supplanté par des causes identitaires. En perdant sa boussole républicaine, la CGT perd aussi sa crédibilité. L’érosion de ses adhérents n’est pas seulement la conséquence d’un affaiblissement économique ou d’une désindustrialisation du pays : elle résulte d’un sentiment de trahison. Les travailleurs, autrefois unis par la lutte contre l’exploitation, se voient aujourd’hui divisés par des logiques de camp, de croyance et de posture morale.
L'entrée des fumigènes a été favorisée par des complices cégtistes qui les avaient caché avant l'ouverture du spectacle.
La CGT perd son pouvoir réel, il y a de nouveaux membres à séduire comme l'a fait le mouvement LFI; chez les musulmans. l’urgence pour la CGT serait donc de renouer avec sa vocation première : défendre les salariés, sans distinction d’origine, de religion ni de culture, et refuser toute forme d’embrigadement politique parce que sa direction est infiltrée par la mouvance des frères musulmans.
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