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samedi 22 novembre 2025

Le Monde selon Trump. JBCH N° 659

C'et en feuilletant le journal "Le Monde" que je n'apprécie pas, que jai trouvé un schema interessant (pour une fois!) dissequant la pensée des USA de Trump au sujet de la géopolitique du Monde. On remarquera que l'Europe, considéré comme puissance du passé est absente ... 





Le Monde selon Trump : une vision "America First" centrée sur l'Asie

Dans la vision géopolitique de Donald Trump, le monde est une arène de compétition impitoyable où les nations luttent pour la suprématie, sans place pour l'idéalisme multilatéral ou les alliances gratuites. "America First" n'est pas un isolationnisme pur, mais un réalisme transactionnel : les États-Unis doivent dominer économiquement et militairement pour protéger leurs intérêts, en imposant des coûts aux rivaux (Chine, Russie) et en facturant la protection à leurs alliés.


Le monde du 23 Novembre 2025


Trump rejette la "communauté internationale" au profit d'un ordre bipolaire, où Pékin et Moscou cherchent à redessiner les sphères d'influence, menaçant l'hégémonie américaine. Son second mandat, marqué par des nominations hawkish (comme Marco Rubio au Département d'État), accentue cette doctrine : paix par la force, guerres commerciales comme levier, et recentrage sur l'Indo-Pacifique au détriment de l'Europe (Ukraine en tête).




L'Asie est le théâtre central de cette stratégie, car c'est là que se joue "l'avenir du monde libre", selon Trump. La Chine, vue comme une menace existentielle (déficit commercial de 300 milliards de dollars, vol de technologies, influence via la "Route de la Soie"), est le pivot : Trump impose des tariffs "réciproques" (10-60 % sur les importations chinoises, justifiés par le fentanyl et les précurseurs chimiques), forçant Pékin à des concessions (achats massifs de soja américain, reports sur les contrôles d'export de terres rares).




Son tour d'Asie en octobre 2025 – de Kuala Lumpur à Gyeongju – illustre cela : accords bilatéraux avec la Malaisie (70 milliards d'investissements US), la Thaïlande et le Cambodge (paix forcée par menace de tariffs à 36 %, présentée comme un "accord historique"), et le Vietnam (cadres commerciaux préférentiels). Ces "deals" visent à découpler l'Asie de Pékin : diversification des chaînes d'approvisionnement (puces, minéraux critiques avec le Japon et la Corée du Sud), et renforcement des alliances via le Quad et AUKUS.






Pourquoi l'Asie ? Pour Trump, c'est le cœur économique (60 % de la population mondiale, 40 % du PIB) et stratégique : la Chine y étend son emprise (mer de Chine méridionale, Taïwan, alliances avec la Russie et la Corée du Nord). Il y projette une suprématie militaire (déploiement de Marines dans le Pacifique, approbation de sous-marins nucléaires sud-coréens, bases élargies aux Philippines et au Vietnam) tout en monétisant les alliances : le Japon et la Corée doivent payer plus pour leur défense (3 % du PIB pour Tokyo), sous peine de retrait US.



Cela rééquilibre les forces : sphère d'influence américaine (alliés historiques comme le Japon, l'Inde, l'Australie) contre celle chinoise (Pakistan, Iran). Trump se pose en "pacificateur" (cessez-le-feu Israël-Hamas étendu, ouverture à Kim Jong-un), mais c'est du bluff transactionnel pour isoler Xi Jinping.



Cette approche risque de fracturer l'Asie : les ASEAN, coincés entre tariffs US et investissements chinois, optent pour l'équilibre, tandis que les tariffs (déjà à 145 % en avril 2025) boostent l'intra-asiatique, affaiblissant l'Amérique à long terme.

Trump a de nouveau pris rendez-vous avec PyongYang



Pourtant, pour Trump, imposer sa loi en Asie – via "paix par la force" et business forcé – restaure la grandeur US, évitant un déclin face à un "empire rouge" dominant. Un monde où l'Amérique gagne, ou rien.




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