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samedi 2 août 2025

Connaissez vous le projet européen ACTUS ? (FR). JBCH N° 176

Le projet ACTUS : 

Symbole d’une ambition européenne en matière de défense



Le projet ACTUS, lancé en 2023 et financé en partie par le Fonds européen de la Défense (FED), est né d’une volonté croissante de l’Union européenne de bâtir une autonomie stratégique en matière de défense. 


Il s’inscrit dans une dynamique où l’Europe, fragilisée par les conflits en Ukraine, au Moyen-Orient et par la montée des tensions globales, tente de rattraper son retard technologique en matière d’armement, notamment sur le terrain des drones militaires.


ACTUS regroupe 30 partenaires industriels, dont des poids lourds européens comme Safran (France) et Intracom Defense (Grèce). 


Patroller


Lotus


Son objectif est clair : armer et certifier des drones tactiques comme le Patroller et le Lotus, afin d’en faire des outils adaptés à la guerre moderne. 


Le financement validé en mai 2024 par la Commission européenne représente 42 millions d’euros de fonds publics, auxquels s’ajoutent 17 millions apportés par sept États européens, portant le soutien total à 59 millions d’euros.


Dans ce cadre, la participation d’Israel Aerospace Industries (IAI), acteur clé de l’industrie de défense.


Bien que son intégration dans ACTUS ait été validée sur des critères techniques, cette décision soulève d’importantes questions politiques et morales au sein de plusieurs pays européens.


Comme L’Espagne la Belgique et l’Irlande dont la politique pro palestinienne est avérée, et l'hostilité envers israël virulente. C’est donc une alliance stratégique aujourd’hui controversée : entre efficacité militaire et tensions diplomatiques



L’inclusion d’IAI dans un contexte européen ne peut être bénéfique d’un  point de vue technologique, cette participation est cohérente : Israël est l’un des leaders mondiaux dans le développement de drones et de technologies de guerre électronique. 


Les compétences d’IAI peuvent indéniablement faire progresser les capacités européennes.



Ainsi, ACTUS se retrouve au cœur d’un paradoxe : comment prétendre à une autonomie stratégique européenne tout en s’appuyant sur des partenaires extérieurs engagés dans des conflits très critiqués sur le plan humanitaire ? 


La réponse de la Commission repose sur un argument d’efficacité : il s’agit de développer des outils de défense performants dans un contexte de guerre hybride et de compétition mondiale. Mais cela ne suffit pas à éteindre les critiques de certains pays hostiles à Israël! 

Quel avenir pour ACTUS ?




Le projet ACTUS pourrait devenir un test décisif pour la crédibilité de la défense européenne. S’il réussit techniquement, il démontrera la capacité de plusieurs États membres à s’unir autour d’une ambition militaire. 


L’avenir du projet dépendra donc de plusieurs facteurs : d’abord de la discrétion — ou non — de la participation d’IAI ; ensuite de l’évolution de la situation à Gaza et de la politique extérieure israélienne. 


En cas d’échec, le projet européen tombera à l’eau et sera évidemment récupéré par les industries américaines qui elles développent des projets similaires avec Israël?


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