Liban : un avenir menacé entre fractures internes et influences étrangères
J'avais dix ans quand André, mon papa revenait d'un reportage au Liban, Pour lui c'était comme Monaco, un paradis, des voitures de luxe, des casinos, un train de vie incomparable, ... Tout cela s'est effondré avec l'arrivée des arabes de palestine et d'Arafat, leur chef de gang, dans ce pays, qu'ils ont ruiné en quelques mois.
Le Liban, autrefois surnommé “la Suisse du Moyen-Orient” pour son dynamisme économique et son cosmopolitisme, est aujourd’hui un pays fracturé, miné par des décennies de guerres, d’ingérences étrangères et d’effondrement institutionnel. Sa situation actuelle ne résulte pas seulement de crises internes, mais aussi d’un enchevêtrement de conflits importés — palestiniens, syriens, iraniens — qui ont transformé ce petit État méditerranéen en champ de bataille permanent.
Des blessures historiques toujours ouvertes
Le pays a payé un lourd tribut à l’accueil des réfugiés palestiniens après 1948, puis après 1970 (expulsion de l’OLP de Jordanie). La présence armée palestinienne a contribué à déclencher la guerre civile (1975-1990), durant laquelle les milices libanaises ont fini par se structurer sur des bases confessionnelles.
À cela s’est ajoutée l’occupation syrienne (1976-2005), qui a laminé les institutions et renforcé un système politique corrompu. Le Hezbollah, créé dans les années 1980 avec l’appui de l’Iran, s’est imposé comme un État dans l’État, disposant d’une armée parallèle et d’un réseau social, économique et éducatif contrôlant une grande partie du sud et de la banlieue sud de Beyrouth.
L’exode chrétien : une hémorragie humaine et culturelle
Les chrétiens, qui furent longtemps le pilier politique et économique du pays, ont vu leur poids démographique s’effondrer. Beaucoup ont émigré vers la France, le Canada ou l’Australie. Cette fuite fragilise l’équilibre communautaire voulu par le pacte national de 1943 et réduit la capacité du Liban à conserver sa diversité culturelle, l’un de ses atouts historiques.
La France, puissance mandataire de 1920 à 1943 et protectrice traditionnelle des chrétiens d’Orient, conserve une influence culturelle et diplomatique. Mais son soutien n’a pas suffi à empêcher l’érosion de la présence chrétienne et le renforcement d’acteurs pro-iraniens.
L’illusion d’une protection chiite par l’Iran
Les chiites libanais, marginalisés pendant des décennies, ont trouvé dans le Hezbollah un protecteur social et militaire. Mais cette protection est conditionnée par les intérêts stratégiques de Téhéran : le Liban sert de plateforme de projection militaire contre Israël et de point d’appui dans la rivalité régionale avec l’Arabie saoudite et l’Occident.
Cette dépendance a un coût : isolement diplomatique, sanctions économiques et implication directe dans les guerres régionales (Syrie, Yémen). Le pays est pris en otage de conflits qui ne sont pas les siens.
La position de Samir Geagea : un avertissement clair
Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a récemment déclaré :
“Hezbollah does not have the right to regard the government decision as non-existent… Hezbollah knows that the issue of weapons is over.”
Ce message vise directement le cœur du problème : le Hezbollah ne peut plus se comporter comme une puissance souveraine parallèle, au-dessus des décisions de l’État. Mais en l’absence d’un consensus national et face à la puissance militaire du mouvement, cette affirmation relève davantage d’une déclaration de principe que d’un programme réalisable à court terme.
Scénarii pour l’avenir
Trois scénarii se dessinent : Enlisement : maintien d’un équilibre précaire, avec un État affaibli, une économie en ruine, et le Hezbollah dominant militairement, Reconstruction nationale : improbable sans un désarmement total du Hezbollah, une réforme politique profonde et un soutien international massif. Fragmentation définitive : si les tensions communautaires et la pression économique s’aggravent, le Liban pourrait se diriger vers une forme de partition de facto.
L’avenir du Liban dépendra de sa capacité à retrouver un État souverain et à rompre avec le modèle où les armes et les alliances étrangères dictent la politique nationale.
Abraham.acteurs armés incontrôlés sur son territoire, et que l’Iran considèrera le Liban comme un pion stratégique, toute reconstruction restera fragile.
La déclaration de Geagea est un signal politique, mais sans un rapport de force interne et externe favorable, elle restera une aspiration plus qu’une réalité.
Si une fois tous les problèmes et tous les parasites auront disparu, le Liban pourra siéger aux côtés d'Israël dans les Accords d'Abraham.
Breaking News : 🇱🇧 🇮🇱 : Le ministre libanais de la Défense, Michel Menassa a affirmé avoir reçu des instructions d’Israël sur la localisation des dépôts du Hezbollah. C’est la première fois qu’un officiel libanais confirme des contacts avec Israël.
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English
Lebanon: A Threatened Future Amid Internal Fractures and Foreign Influences
I was ten years old when André, my father, returned from a reporting trip to Lebanon. For him, it was like Monaco—a paradise with luxury cars, casinos, and an unparalleled lifestyle... All of this collapsed with the arrival of Palestinian Arabs and their gang leader, Arafat, who ruined the country in a matter of months.
Lebanon, once nicknamed the “Switzerland of the Middle East” for its economic dynamism and cosmopolitanism, is today a fractured country, undermined by decades of wars, foreign interference, and institutional collapse. Its current situation stems not only from internal crises but also from a web of imported conflicts—Palestinian, Syrian, Iranian—that have turned this small Mediterranean state into a permanent battlefield.
Historical Wounds Still Open
The country paid a heavy price for hosting Palestinian refugees after 1948 and then after 1970 (the expulsion of the PLO from Jordan). The armed Palestinian presence helped trigger the civil war (1975-1990), during which Lebanese militias became organized along sectarian lines.
This was compounded by the Syrian occupation (1976-2005), which crushed institutions and entrenched a corrupt political system. Hezbollah, created in the 1980s with Iran’s support, established itself as a state within a state, wielding a parallel army and controlling a vast social, economic, and educational network in southern Lebanon and Beirut’s southern suburbs.
The Christian Exodus: A Human and Cultural Hemorrhage
Christians, who were long the political and economic backbone of the country, have seen their demographic weight collapse. Many have emigrated to France, Canada, or Australia. This flight undermines the communal balance established by the 1943 National Pact and diminishes Lebanon’s ability to preserve its cultural diversity, one of its historical strengths.
France, the mandate power from 1920 to 1943 and traditional protector of Eastern Christians, retains cultural and diplomatic influence. However, its support has not been enough to halt the erosion of the Christian presence or the rise of pro-Iranian actors.
The Illusion of Shiite Protection by Iran
Lebanese Shiites, marginalized for decades, found a social and military protector in Hezbollah. But this protection comes at the price of serving Tehran’s strategic interests: Lebanon is used as a military projection platform against Israel and a foothold in the regional rivalry with Saudi Arabia and the West.
This dependency has a cost: diplomatic isolation, economic sanctions, and direct involvement in regional wars (Syria, Yemen). The country is held hostage to conflicts that are not its own.
Samir Geagea’s Position: A Clear Warning
Samir Geagea, leader of the Lebanese Forces, recently stated:
“Hezbollah does not have the right to regard the government decision as non-existent… Hezbollah knows that the issue of weapons is over.”
This message strikes at the heart of the issue: Hezbollah can no longer act as a parallel sovereign power above state decisions. However, without national consensus and given the movement’s military strength, this statement remains more of a principled declaration than a feasible short-term program.
Future Scenarios
Three scenarios emerge:
- Stagnation: A precarious balance persists, with a weakened state, a ruined economy, and Hezbollah’s military dominance.
- National Reconstruction: Unlikely without Hezbollah’s total disarmament, deep political reform, and massive international support.
- Definitive Fragmentation: If communal tensions and economic pressures worsen, Lebanon could head toward a de facto partition.
Lebanon’s future depends on its ability to reclaim a sovereign state and break free from a model where weapons and foreign alliances dictate national policy.
As long as Lebanon tolerates uncontrolled armed actors on its soil and Iran views Lebanon as a strategic pawn, any reconstruction will remain fragile.
Geagea’s statement is a political signal, but without a favorable internal and external balance of power, it will remain more of an aspiration than a reality.
If all problems and parasites eventually disappear, Lebanon could sit alongside Israel in the Abraham Accords.
Joseph Aoun, President
Breaking News: 🇱🇧 🇮🇱: Lebanese Defense Minister Michel Menassa confirmed receiving instructions from Israel regarding the location of Hezbollah’s weapons depots. This is the first time a Lebanese official has confirmed contacts with Israel.
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Spanish
Líbano: Un futuro amenazado entre fracturas internas e influencias extranjeras
Tenía diez años cuando André, mi padre, regresó de un reportaje en el Líbano. Para él, era como Mónaco: un paraíso con autos de lujo, casinos y un estilo de vida incomparable... Todo eso se derrumbó con la llegada de los árabes palestinos y su líder de banda, Arafat, quienes arruinaron el país en pocos meses.
El Líbano, alguna vez apodado la “Suiza del Medio Oriente” por su dinamismo económico y cosmopolitismo, es hoy un país fracturado, minado por décadas de guerras, injerencias extranjeras y un colapso institucional. Su situación actual no solo es resultado de crisis internas, sino también de una maraña de conflictos importados —palestinos, sirios, iraníes— que han convertido a este pequeño estado mediterráneo en un campo de batalla permanente.
Heridas históricas aún abiertas
El país pagó un alto precio por acoger a refugiados palestinos después de 1948 y luego tras 1970 (la expulsión de la OLP de Jordania). La presencia armada palestina contribuyó a desencadenar la guerra civil (1975-1990), durante la cual las milicias libanesas se organizaron en líneas confesionales.
A esto se sumó la ocupación siria (1976-2005), que destruyó las instituciones y consolidó un sistema político corrupto. Hezbolá, creado en la década de 1980 con el apoyo de Irán, se estableció como un estado dentro del estado, con un ejército paralelo y una red social, económica y educativa que controla gran parte del sur y los suburbios del sur de Beirut.
El éxodo cristiano: una hemorragia humana y cultural
Los cristianos, que durante mucho tiempo fueron el pilar político y económico del país, han visto colapsar su peso demográfico. Muchos han emigrado a Francia, Canadá o Australia. Esta fuga debilita el equilibrio comunitario establecido por el Pacto Nacional de 1943 y reduce la capacidad del Líbano para preservar su diversidad cultural, uno de sus puntos fuertes históricos.
Francia, potencia mandataria de 1920 a 1943 y protectora tradicional de los cristianos de Oriente, conserva una influencia cultural y diplomática. Sin embargo, su apoyo no ha sido suficiente para detener la erosión de la presencia cristiana ni el fortalecimiento de actores pro-iraníes.
La ilusión de la protección chiita por parte de Irán
Los chiitas libaneses, marginados durante décadas, encontraron en Hezbolá un protector social y militar. Pero esta protección está condicionada por los intereses estratégicos de Teherán: el Líbano sirve como plataforma de proyección militar contra Israel y como punto de apoyo en la rivalidad regional con Arabia Saudita y Occidente.
Esta dependencia tiene un costo: aislamiento diplomático, sanciones económicas e involucramiento directo en guerras regionales (Siria, Yemen). El país está secuestrado por conflictos que no le pertenecen.
La postura de Samir Geagea: una advertencia clara
Samir Geagea, líder de las Fuerzas Libanesas, declaró recientemente:
“Hezbolá no tiene derecho a considerar la decisión del gobierno como inexistente… Hezbolá sabe que el tema de las armas ha terminado.”
Este mensaje apunta al núcleo del problema: Hezbolá no puede seguir actuando como un poder soberano paralelo por encima de las decisiones del Estado. Sin embargo, sin un consenso nacional y frente a la fuerza militar del movimiento, esta declaración es más un principio que un programa realizable a corto plazo.
Escenarios para el futuro
Se vislumbran tres escenarios:
- Estancamiento: Persiste un equilibrio precario, con un Estado debilitado, una economía en ruinas y la dominación militar de Hezbolá.
- Reconstrucción nacional: Improbable sin el desarme total de Hezbolá, una reforma política profunda y un apoyo internacional masivo.
- Fragmentación definitiva: Si las tensiones comunitariasлера
System: y la presión económica se agravan, el Líbano podría dirigirse hacia una partición de facto.
El futuro del Líbano dependerá de su capacidad para recuperar un Estado soberano y romper con el modelo donde las armas y las alianzas extranjeras dictan la política nacional.
Mientras el Líbano tolere actores armados incontrolados en su territorio y que Irán considere al Líbano como un peón estratégico, cualquier reconstrcción seguirá siendo frágíl.
La declaración de Geagea es una señal política, pero sin un equilibrio de poder interno y externo favorable, seguirá siendo más una aspiración que una realidad.
Si alguna vez todos los problemas y parásitos desaparecen, el Líbano podría sentarse junto a Israel en los Acuerdos de Abraham.
Joseph Aoun, Presidente
Noticia de última hora: 🇱🇧 🇮🇱: El ministro de Defensa libanés, Michel Menassa, confirmó haber recibido instrucciones de Israel sobre la ubicación de los depósitos de armas de Hezbolá. Es la primera vez que un funcionario libanés confirma contactos con Israel.
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