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samedi 2 août 2025

Ca bouge à Téhéran (FR). JBCH N° 174


L’échec stratégique du régime des Mollah : 

un tournant régional


Iran : Depuis le fin de la guerre des 12 jours, l'armée et les gardiens de la Révolution ont perdu de leur superbe, après la victoire écrasante de l'armée de l'air israélienne.

Le peuple comprend qu'il est temps de se débarrasser de la "Mollarchie", et les manifestations se déroulent tous les jours dans les toutes villes du pays. La répression est cruelle et barbare, les exécutions  par pendaison sont quotidiennes.

L'occident ne s'en soucie guère, il a décidé de mettre le problème des arabes de palestine sur le devant de la scène : Ministres, ambassadeurs, Institutions internationale, Presse Réseaux sociaux, TV ne se soucient que de Gaza, laissant complètement tomber la très grave situation en Iran.


Ayatollah Kamenei



Depuis plus de quatre décennies, le régime théocratique iranien — fondé sur l’idéologie chiite révolutionnaire des ayatollahs — a construit un réseau d’influence géopolitique visant à encercler Israël et à renforcer sa domination régionale. 


Ce réseau, souvent qualifié par les analystes comme l’« arc chiite », s’étendait du Liban (Hezbollah) à la Syrie, en passant par l’Irak, le Yémen (via les Houthis) et Gaza (Hamas) . Le but final : éliminer Israël.


Croissant Chiite autour d'Israël


Cependant, les événements récents, rapportés de manière fragmentaire par certains médias occidentaux, marquent un tournant majeur : Israël aurait, en une opération militaire éclair de 12 jours, porté un coup sévère et probablement mortel à moyen terme au programme nucléaire iranien, en neutralisant ses capacités militaires essentielles et en anéantissant ses relais régionaux. 


Même si certaines sources officielles restent discrètes, les rumeurs insistantes, les signaux faibles et les silences du régime iranien eux-mêmes en disent long.


F 35 Israël



L’intervention israélienne représente une défaite stratégique retentissante pour les Gardiens de la Révolution, et un déshonneur pour le régime.


Le rêve d’une dissuasion nucléaire s’effondre. Le « cercle d’étouffement » de l’État hébreu est brisé. L’Iran apparaît plus isolé que jamais, affaibli diplomatiquement et démoralisé sur le plan militaire.





Cette victoire israélienne ne serait pas seulement tactique, mais géopolitique : elle rééquilibre les rapports de force au Moyen-Orient, elle redonne espoir aux peuples arabes et perses qui rejettent la tyrannie religieuse, et elle envoie un signal clair à d’autres puissances : Israël reste déterminé, autonome, et capable d’agir avec une précision chirurgicale dans la défense de ses intérêts existentiels.




Centrales nucléaires souterraines iraniennes anéanties



Iran : l’étincelle d’un soulèvement populaire ?



Mais l’événement encore plus saisissant — et largement ignoré des médias occidentaux — est ce qui se passe au cœur même de l’Iran : le peuple perse commence à se soulever. Depuis des années, des manifestations sporadiques secouent Téhéran, Ispahan, Chiraz ou Machhad. Mais le climat actuel semble différent. Plus profond. Plus résolu.


Le mécontentement est généralisé :


  • Économie effondrée, inflation galopante, jeunesse sans avenir.
  • Répression religieuse, notamment contre les femmes (le mouvement « Femme, Vie, Liberté » reste vivace malgré la répression).
  • Corruption des élites, contrastant avec la pauvreté grandissante des classes moyennes.
  • Et maintenant, l’humiliation militaire, face à Israël, est vécue par certains comme une preuve supplémentaire de l’incapacité du régime à assurer la sécurité nationale.



Il ne s’agit plus seulement de revendications ponctuelles. C’est une remise en cause radicale du régime. La jeunesse perse ne rêve plus d’un califat chiite ou d’une révolution islamique exportée ; elle rêve de liberté, de culture, de dignité. Elle aspire à renouer avec l’héritage pré-islamique de la Perse — celui de Cyrus, de la tolérance et du raffinement.


Ce réveil iranien, s’il se confirme, pourrait bien rejoindre d’autres mouvements populaires dans le monde musulman désabusé par le fondamentalisme religieux, qu’il soit sunnite ou chiite. Et ce serait un signal d’espoir considérable pour le peuple iranien d’abord, mais aussi pour les minorités opprimées du pays (Kurdes, Baloutches, Azéris), et même pour l’ensemble de la région.





Il est encore trop tôt pour parler de révolution, mais les ingrédients sont là :


  • une dictature affaiblie,
  • un peuple excédé,
  • une jeunesse connectée et globalisée,
  • une défaite stratégique cuisante,
  • et une soif de normalité.



Téhéran devient une poudrière, certes, mais une poudrière de liberté potentielle. L’Histoire nous dira si cette étincelle s’éteint… ou embrase tout.



Silences médiatiques et hypocrisie occidentale : 

Gaza comme écran de fumée ?



Face à cette situation inédite, on pourrait s’attendre à ce que les médias européens, et notamment français, s’en fassent l’écho. Et pourtant, ils regardent ailleurs.


Où ? Vers Gaza, exclusivement. Les chaînes d’info, les tribunes, les reportages dramatisés multiplient les angles accusateurs contre Israël, le présentant comme une puissance occupante, « génocidaire » selon certains mots irresponsables, et isolée diplomatiquement. 


L’effondrement du régime iranien, pourtant bien plus significatif géopolitiquement et humainement, est passé sous silence.


Pourquoi ? Plusieurs hypothèses se cumulent :


  • Un tropisme pro-palestinien devenu obsessionnel dans certains milieux intellectuels.
  • Un antisionisme de posture, souvent maquillé en « critique d’Israël » mais qui, en pratique, nie à l’État hébreu le droit de se défendre.
  • Une ignorance crasse des dynamiques moyen-orientales, où l’on confond bourreaux et victimes.
  • Et parfois, une peur de critiquer l’Iran, par naïveté idéologique ou prudence diplomatique.



Cette fixation unilatérale sur Gaza empêche de voir les vraies lignes de faille historiques :


  • L’effondrement possible du plus grand régime islamiste du monde.
  • L’éveil démocratique d’un peuple persécuté.
  • L’échec d’une politique impérialiste fondée sur la haine d’Israël et des Juifs.
  • Le potentiel d’une nouvelle donne régionale, où Israël pourrait devenir un allié tacite de peuples arabes et perses en quête de libération.



En négligeant l’Iran, les médias français — et une partie de la classe politique — trahissent les véritables combats des droits humains. Ils feignent de se soucier du sort des Palestiniens (en oubliant le rôle destructeur du Hamas), mais ignorent la jeunesse iranienne qui brave la torture, les viols, la mort, pour une idée : la liberté.






Conclusion : un moment de vérité


Oui, ça bouge.

L’Iran est en ébullition.

Israël, loin d’être acculé, montre une résilience impressionnante.

Et le peuple perse — ce grand peuple au passé glorieux — pourrait bien redevenir maître de son destin.


Le monde libre, s’il veut rester digne de ce nom, doit soutenir ce mouvement. Non pas par des déclarations creuses ou des hashtags creux, mais par une attention sincère, une pression diplomatique, et un relais médiatique équitable.


Ce n’est pas seulement le régime des Mollahs qui vacille. C’est toute une époque qui pourrait prendre fin.


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