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mercredi 3 septembre 2025

L'avenir de l'Iran passera par Israël (FR, EN, ES, HE). JBCH N° 325


Une délégation iranienne d’opposition en Israël : un tournant symbolique


Une délégation de haut niveau de l’opposition iranienne, proche du prince héritier en exil Reza Pahlavi, s’est rendue cette semaine en Israël pour explorer les contours d’une coopération dans l’éventualité d’un Iran post-régime islamique. Conduite par l’économiste Saeed Ghasseminejad, conseiller financier et analyste reconnu, la mission de sept membres a rencontré plusieurs responsables israéliens, dont la ministre de la Science et de la Technologie, Gila Gamliel, ainsi que des experts en sécurité et en innovation.




Ce déplacement s’inscrit dans le cadre de l’Iran Prosperity Project, une initiative globale visant à réfléchir à l’avenir politique, économique et social d’un Iran libéré de la République islamique. Pour les membres de la délégation, Israël représente un modèle potentiel en matière de gestion de crises structurelles : agriculture, eau, cybersécurité et transition énergétique. « Nous voulons comprendre quelles solutions les Israéliens proposent à des problèmes comme la crise de l’eau, la dépendance énergétique et le retard technologique », a confié Ghasseminejad au Jerusalem Post.



La rencontre n’a pas été anodine. Israël et l’Iran, ennemis jurés depuis la révolution islamique de 1979, n’ont plus aucune relation diplomatique. La visite d’opposants iraniens à Tel-Aviv marque donc une rupture symbolique, envoyant un signal fort : un Iran sans mollahs pourrait chercher à renouer avec l’État hébreu sur des bases pragmatiques.


Les enjeux géopolitiques d’un rapprochement inédit


Les discussions ont porté sur plusieurs axes de coopération. En premier lieu, la gestion de l’eau, un sujet crucial pour l’Iran, frappé par une sécheresse chronique et une mauvaise gouvernance des ressources hydriques. Israël, pionnier mondial dans le dessalement, l’irrigation goutte-à-goutte et la réutilisation des eaux usées, représente une source d’expertise inestimable.


En second lieu, la délégation s’est intéressée aux modèles israéliens d’innovation et de résilience économique, perçus comme des leviers potentiels pour reconstruire un pays fragilisé par des décennies de corruption et d’isolement. Enfin, la dimension sécuritaire n’a pas été écartée : la reconstruction d’institutions républicaines et la lutte contre le terrorisme intérieur et régional figurent au cœur des préoccupations des opposants.


Pour Israël, cette visite offre une double opportunité. D’un côté, elle légitime son rôle de puissance régionale incontournable dans la perspective d’un changement de régime en Iran. De l’autre, elle envoie un message diplomatique aux alliés occidentaux : si l’Iran bascule vers une gouvernance démocratique, Israël est prêt à tendre la main.

Un des membres de la délégation, l'artiste Homan Halili, a déclaré: ''Je remercie Israël d'être le seul Etat du Moyen-Orient à se tenir aux côtés des femmes qui se battent pour leur liberté en Iran. Cette délégation perse est composée de Musulmans, d'athées et de Chrétiens qui sont reconnaissants envers Israël pour se tenir à nos côtés, comme nous nous tenons à ses côtés contre notre ennemi commun: la République islamique d'Iran. 


Que nous nous souvenions tous des 3000 années d'amitié et que nous oublions les 44 années de conflit entre nous''.


Ardvan Hatami, un autre artiste, exilé en Allemagne, s'est ému: ''J'ai été très touché par la manière dont nous avons été reçus par les Israéliens. Cette rencontre avec autant de personnes gentilles et accueillantes m'a donné de l'espoir pour notre avenir. Ma visite en Israël est une expérience inoubliable qui m'a rempli d'amour, d'espoir et de compassion. Je n'oublierai jamais le temps que j'ai passé en Israël et les gens que j'y ai rencontrés''.


Mais l’initiative n’est pas sans risques. Le régime de Téhéran dénoncera cette ouverture comme une « trahison » et un outil de propagande sioniste. En interne, l’opposition iranienne prend le pari de s’exposer à ces accusations pour gagner en crédibilité internationale.




En somme, la visite de la délégation iranienne en Israël dépasse le cadre symbolique. Elle esquisse les contours d’un rapprochement stratégique entre deux peuples historiquement liés avant 1979, et qui pourraient redevenir partenaires dans un Moyen-Orient redessiné










 © 2025 JBCH. Tous droits réservés. Reproduction du texte interdite sans autorisation


Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privée.


English 


An Iranian opposition delegation in Israel: a symbolic turning point


A high-level Iranian opposition delegation, close to exiled crown prince Reza Pahlavi, visited Israel this week to explore avenues of cooperation in the event of a post-Islamic Republic Iran. Led by economist Saeed Ghasseminejad, a senior financial adviser and analyst, the seven-member mission met with several Israeli officials, including Science and Technology Minister Gila Gamliel, as well as security and innovation experts.


The visit was part of the Iran Prosperity Project, a comprehensive initiative aimed at shaping the political, economic, and social future of a free Iran. For the delegation, Israel represents a potential model in addressing structural crises such as agriculture, water management, cybersecurity, and energy transition. “We want to understand what solutions Israelis have for issues like the water crisis, energy dependence, and technological gaps,” Ghasseminejad told The Jerusalem Post.


This meeting carried major symbolism. Since the 1979 Islamic Revolution, Israel and Iran have been sworn enemies with no diplomatic relations. The visit of Iranian opposition members to Tel Aviv signals a potential rupture: a post-mullah Iran might seek pragmatic ties with the Jewish state.


Geopolitical stakes of an unprecedented rapprochement


Talks focused on several areas of cooperation. First, water management, a vital challenge for Iran, plagued by chronic drought and poor governance of natural resources. Israel, a world leader in desalination, drip irrigation, and wastewater recycling, could provide crucial expertise.


Second, the delegation showed interest in Israel’s innovation and economic resilience models, which could serve as a blueprint for rebuilding a country weakened by decades of corruption and isolation. Security and institutional rebuilding were also central to the discussions, with a focus on countering terrorism and stabilizing the region.


For Israel, the visit presents a dual opportunity. On one hand, it reinforces its role as a key regional player in shaping the future of Iran. On the other, it signals to Western allies that Israel is ready to engage constructively with a democratic Iran.


Still, risks remain. Tehran is likely to denounce the move as “treason” and propaganda. The Iranian opposition, however, seems willing to take that gamble in order to gain international credibility.


In essence, the delegation’s visit transcends symbolism: it sketches the outlines of a possible strategic partnership between two nations historically linked before 1979, now envisioning a renewed future in a reshaped Middle East.


🇪🇸 Versión en Español


 Una delegación opositora iraní en Israel: un giro simbólico


Una delegación de alto nivel de la oposición iraní, cercana al príncipe heredero en el exilio Reza Pahlavi, visitó esta semana Israel para explorar vías de cooperación en un posible Irán post-república islámica. Liderada por el economista Saeed Ghasseminejad, asesor financiero y analista reconocido, la misión de siete miembros se reunió con varios funcionarios israelíes, entre ellos la ministra de Ciencia y Tecnología, Gila Gamliel, además de expertos en seguridad e innovación.


La visita formó parte del Iran Prosperity Project, una iniciativa integral destinada a diseñar el futuro político, económico y social de un Irán libre. Para la delegación, Israel representa un modelo potencial en la gestión de crisis estructurales: agricultura, agua, ciberseguridad y transición energética. “Queremos comprender qué soluciones proponen los israelíes para problemas como la crisis del agua, la dependencia energética y el atraso tecnológico”, declaró Ghasseminejad a The Jerusalem Post.


El encuentro tuvo un gran valor simbólico. Desde la Revolución Islámica de 1979, Israel e Irán han sido enemigos declarados sin relaciones diplomáticas. La visita de opositores iraníes a Tel Aviv marca una ruptura: un Irán post-mulá podría buscar lazos pragmáticos con el Estado judío.


 Los retos geopolíticos de un acercamiento inédito


Las conversaciones se centraron en varios ejes de cooperación. Primero, la gestión del agua, un desafío crucial para Irán, afectado por sequías crónicas y una mala administración de los recursos naturales. Israel, líder mundial en desalación, riego por goteo y reciclaje de aguas residuales, podría aportar conocimientos decisivos.


En segundo lugar, la delegación se interesó en los modelos israelíes de innovación y resiliencia económica, considerados fundamentales para reconstruir un país debilitado por décadas de corrupción y aislamiento. También se abordaron cuestiones de seguridad y reconstrucción institucional, con énfasis en la lucha contra el terrorismo y la estabilización regional.


Para Israel, la visita representa una doble oportunidad. Por un lado, consolida su papel como actor regional clave en la configuración del futuro de Irán. Por otro, envía un mensaje a sus aliados occidentales: Israel está dispuesto a colaborar con un Irán democrático.


Sin embargo, los riesgos son evidentes. Teherán denunciará este gesto como una “traición” y una herramienta de propaganda. La oposición iraní, no obstante, asume este riesgo con la esperanza de ganar legitimidad internacional.


En resumen, la visita de la delegación trasciende lo simbólico: perfila los contornos de una posible alianza estratégica entre dos naciones unidas históricamente antes de 1979, que ahora imaginan un futuro común en un Medio Oriente en transformación.


🇮🇱 גרסה בעברית


עמוד 1 – משלחת אופוזיציה איראנית בישראל: נקודת מפנה סמלית


משלחת בכירה של האופוזיציה האיראנית, המזוהה עם יורש העצר הגולה רזא פהלווי, הגיעה השבוע לישראל במטרה לבחון אפשרויות לשיתוף פעולה במקרה של איראן שלאחר נפילת המשטר האיסלאמי. בראשות הכלכלן סעיד ג’סמינז’אד, יועץ פיננסי בכיר ואנליסט מוערך, נפגשה המשלחת בת שבעה חברים עם גורמים ישראלים, בהם שרת המדע והטכנולוגיה גילה גמליאל, וכן עם מומחי ביטחון וחדשנות.


הביקור נערך במסגרת פרויקט השגשוג של איראן, יוזמה רחבת היקף שמטרתה לעצב את עתידה הפוליטי, הכלכלי והחברתי של איראן חופשית. מבחינת חברי המשלחת, ישראל מהווה מודל אפשרי בהתמודדות עם משברים מבניים כמו חקלאות, מים, סייבר ומעבר אנרגטי. “אנו רוצים להבין אילו פתרונות יש לישראלים לבעיות כמו משבר המים, התלות האנרגטית והפערים הטכנולוגיים”, אמר ג’סמינז’אד ל-Jerusalem Post.


הפגישה נשאה משמעות סמלית עמוקה. מאז המהפכה האיסלאמית ב-1979, ישראל ואיראן הן אויבות מושבעות ללא קשרים דיפלומטיים. ביקורם של אנשי אופוזיציה איראנים בתל אביב עשוי לרמז על אפשרות: איראן שלאחר שלטון המולות עשויה לחפש קשרים פרגמטיים עם מדינת ישראל.


עמוד 2 – ההשלכות הגיאו-פוליטיות של התקרבות חסרת תקדים


הדיונים התמקדו במספר תחומים לשיתוף פעולה. בראש ובראשונה, ניהול משק המים, אתגר קריטי עבור איראן שסובלת מבצורות כרוניות ומניהול כושל של משאביה הטבעיים. ישראל, המובילה העולמית בהתפלה, בהשקיה בטפטוף ובמחזור מים, יכולה להציע ידע חיוני.


בנוסף, הביעה המשלחת עניין במודלים הישראליים של חדשנות וחוסן כלכלי, אשר עשויים לשמש בסיס לשיקום מדינה שנחלשה עקב עשרות שנות שחיתות ובידוד. נושאי הביטחון ובניית מוסדות דמוקרטיים הוזכרו גם הם, עם דגש על מאבק בטרור וייצוב האזור.


מבחינת ישראל, הביקור הוא הזדמנות כפולה: מחד, הוא מחזק את מעמדה ככוח אזורי מרכזי שיכול להשפיע על עתיד איראן. מאידך, הוא שולח מסר לבעלות בריתה במערב – שישראל מוכנה לשיתוף פעולה עם איראן דמוקרטית.


עם זאת, הסיכונים ברורים. המשטר בטהרן צפוי לגנות את המהלך כבגידה ותעמולה ציונית. אך האופוזיציה האיראנית בוחרת לקחת את הסיכון הזה כדי לזכות בלגיטימציה בינלאומית.


בסיכומו של דבר, ביקור המשלחת בא לידי ביטוי לא רק בסמליות אלא גם במעשה: הוא משרטט את קווי המתאר לשותפות אסטרטגית אפשרית בין שני עמים שהיו קשורים זה לזה היסטורית לפני 1979, וכעת מביטים קדימה לעבר עתיד חדש במזרח התיכון המשתנה.


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